La couverture de la crise en Turquie a-t-elle été partiale? (ICI Radio-Canada)

Révision de Guy Gendron, ombudsman | Services français

Révision par l’ombudsman de Radio-Canada d’une plainte à propos de la couverture des événements récents en Turquie, qui serait partiale et comprendrait plusieurs inexactitudes.

LA PLAINTE

Le 7 août 2016, M. Erol Ersan porte plainte contre la « déformation de la vérité » dont aurait fait preuve Radio-Canada dans une nouvelle portant sur un rassemblement tenu le jour même à Istanbul, trois semaines après une tentative avortée de coup d’État. Il estime que le compte-rendu de cet événement « est complètement biaisé » pour plusieurs raisons.

D’abord dans une bande défilante sur la chaîne ICI RDI, on décrivait les participants comme des « partisans de M. Erdogan » alors que, dit-il, « au moins trois chefs de partis politiques de la Turquie (y) ont pris la parole ». La brève nouvelle mentionnait également que le président Recep Tayyip Erdogan avait réitéré son appui à la peine de mort, ce qui, selon M. Ersan, a eu pour effet de « biaiser la nouvelle davantage ».

Il s’en prend aussi à l’évaluation de la foule faite par Radio-Canada, soit un million de personnes alors qu’il y en avait, affirme-t-il, « au-delà de quatre millions ».

En ce qui concerne, cette fois, l’ensemble de la couverture de Radio-Canada sur la situation en Turquie, M. Ersan juge « complètement biaisées » les explications fournies à propos des purges consécutives à la tentative de putsch du 15 juillet. Il considère que Radio-Canada a « critiqué sévèrement le gouvernement élu démocratiquement » plutôt que de condamner les auteurs du coup d’État raté. À son avis, Radio-Canada a ainsi fait preuve d’un manque d’impartialité. « On attaque le gouvernement de tous les côtés pour critiquer la purge et la répression durant l’état d’urgence », soutient le plaignant, alors qu’il faudrait plutôt s’interroger sur les motifs de ces gestes. « Il faut bien comprendre », explique-t-il, que le mouvement dirigé par Fethullah Gülen (un prédicateur qui vit en exil aux États-Unis depuis 17 ans) a infiltré toute la société turque, au point d’y avoir créé un « État parallèle », constituant « une menace imminente de notre nation, notre démocratie et notre liberté ». Il ajoute que « la majorité du peuple de la Turquie croit que derrière ce coup d’État raté se trouvent la CIA et les pays de l’OTAN en utilisant Fethullah Gülen comme une marionnette ».

LA RÉPONSE DE LA DIRECTION DE L’INFORMATION

La direction de l’Information de Radio-Canada a répondu à cette plainte le 17 août 2016, sous la plume de Mme Micheline Dahlander. Elle y défend l’impartialité et la véracité de l’information contenue dans la banque défilante présentée à ICI RDI, le 7 août, et qui se lisait comme suit :

« Turquie : Devant ses partisans venus dénoncer le récent putsch avorté, le président réitère son appui à la peine de mort. »

Elle écrit que « selon le président de la Turquie, cette mobilisation couronnait trois semaines de manifestations en soutien au gouvernement. Ce grand rassemblement s’est d’ailleurs tenu à l’appel du président Recep Tayyip Erdogan pour célébrer la victoire sur le coup d’État raté. Par conséquent, l’utilisation du terme partisan dans la manchette n’est pas erronée, car une majorité de partisans du président avait répondu à son appel ».

Mme Dahlander explique aussi qu’une manchette contenue dans une bande défilante doit résumer l’essentiel d’une nouvelle en à peine quelques mots et qu’elle est ensuite développée soit dans un bulletin d’information, soit dans un texte en ligne, soit les deux comme ce fut le cas ce soir-là. Ainsi, lors du Téléjournal, le texte lu par la présentatrice a « précisé que des "leaders de l’opposition" étaient aussi présents à cette manifestation visant à dénoncer la tentative de coup d’État en Turquie ».

Pour ce qui est de l’exactitude de l’estimation de la foule, poursuit la réponse de Radio-Canada, « la plupart des médias ont parlé de plus d’un million de personnes, certains ont été plus prudents en disant plusieurs dizaines de milliers. Le chiffre de trois millions que vous avancez était l’estimation de participation lancée avant l’événement et reprise ensuite par le gouvernement turc ».

LA DEMANDE DE RÉVISION

Le jour même de la réception de cette réponse provenant de la direction de l’Information, puis le lendemain, M. Ersan s’en est déclaré insatisfait et a demandé à l’ombudsman de revoir le dossier. Je vais résumer ici les motifs de sa demande d’appel.

  1. À propos de l’utilisation du terme « partisans » dans la bande défilante :

Le plaignant n’accepte pas que, dans la bande défilante au bas de l’écran sur ICI RDI, on ait affirmé que les participants à la grande manifestation du 7 août étaient « les partisans de Erdogan », même si, par la suite, dans le bulletin de nouvelles, on a précisé qu’il y avait des partisans de plusieurs autres formations politiques. Selon lui, l’explication de Radio-Canada revient à cautionner le fait d’avoir donné une information qui « n’est pas véridique » pour attirer l’attention, puis, par la suite, corriger « notre erreur ou notre affirmation fautive ». Il pose la question suivante : « Est-ce que c’est trop difficile de dire que le peuple de la Turquie (…), ils étaient tous là-bas pour appuyer, non pas M. Erdogan, mais plutôt leur démocratie et leur liberté? »

  1. À propos de l’estimation de la foule :

M. Ersan maintient qu’il y avait de trois à quatre millions de participants à ce rassemblement : « vous avez vu les images », dit-il, « mais si on adopte une approche négative, bien sûr, on va minimiser » la réalité.

  1. Sur la partialité générale de la couverture de la situation en Turquie :

​Le plaignant estime que « le déroulement de vos nouvelles en ce qui concerne le coup d’État raté en Turquie nous donne l’impression que M. Erdogan et le peuple de la Turquie sont fautifs et les putschistes sont des victimes ». En particulier, il s’oppose à l’utilisation du terme « crise politique » pour qualifier la situation en Turquie. À son avis l’expression « crise politique » ne s’applique que « lorsque le régime politique ou le gouvernement en place dans un pays ne satisfait plus le peuple », ce qui, selon lui, ne s’applique pas dans le cas présent. En fait, dit-il, « en critiquant la politique de M. Erdogan, on condamne le peuple de la Turquie ».

  1. Enfin, il estime que Radio-Canada « n’a jamais fait aucun effort pour connaître le personnage accusé d’être derrière ce coup d’État raté », soit Fethullah Gülen, qui vit aux États-Unis « sous la protection de la CIA ».

LA RÉVISION

Introduction

La plainte de M. Ersan n’est pas simple à traiter dans la mesure où elle allègue plusieurs manquements aux Normes et pratiques journalistiques (NPJ) de Radio-Canada, notamment aux règles concernant la rigueur, l’exactitude, l’équité et l’impartialité, et cela non pas seulement à propos d’une seule nouvelle ou d’un reportage précis, mais pour l’ensemble de la couverture de la situation politique en Turquie à partir de la tentative de coup d’État du 15 juillet 2016.

On comprendra qu’il est impossible de retracer et d’analyser chaque bribe d’information, chaque bande défilante, chaque mention faite sur les ondes d’ICI RDI, des téléjournaux et radiojournaux ou du site web de Radio-Canada sur une période d’un mois. Cela nécessiterait des moyens considérables dont ne dispose pas le bureau de l’ombudsman. J’ai donc décidé d’étudier cette plainte à la lumière de la couverture de l’événement qui l’a provoquée, soit le rassemblement à Istanbul du 7 août 2016, puis par un examen des textes publiés sur ICI Radio-Canada.ca dans les quatre semaines qui ont suivi le coup d’État raté du 15 juillet. Considérant que l’actualité internationale a été fortement dominée pendant cette période par l’attentat de Nice (14 juillet) et une série d’autres actes terroristes en France et en Allemagne dans les jours suivants, par la convention à l’investiture républicaine aux États-Unis (18-21 juillet), la convention démocrate (25-28 juillet) et les Jeux olympiques (à partir du 5 août), il me semble que le site web de Radio-Canada est un meilleur baromètre de la couverture de la situation en Turquie puisqu’il n’a pas les mêmes contraintes de temps et d’espace que les bulletins d’information à la radio et à la télévision.

Les règles en cause

La plainte de M. Ersan porte sur trois des valeurs qui sont au centre des NPJ : l’exactitude, l’équilibre et l’impartialité. Voici comment elles sont définies :

Exactitude

« Nous recherchons la vérité sur toute question d'intérêt public. Nous déployons les efforts nécessaires pour recueillir les faits, les comprendre et les expliquer clairement à notre auditoire.

Les techniques de production que nous utilisons servent à présenter nos contenus d'une manière claire et accessible. »

Équilibre

« Nous contribuons aux débats sur les enjeux qui touchent le public canadien en présentant une diversité d'opinions. Nos contenus d'information, dans tous nos médias, offrent un large éventail de sujets et de points de vue.

Lorsque nous abordons des sujets controversés, nous nous assurons que les points de vue divergents sont reflétés avec respect. Nous tenons compte de leur pertinence dans le cadre du débat et de l'ampleur du courant qu'ils représentent.

Nous nous assurons également de présenter ces points de vue dans un délai raisonnable. »

Impartialité

« Notre jugement professionnel se fonde sur des faits et sur l'expertise. Nous ne défendons pas un point de vue particulier dans les questions qui font l'objet d'un débat public. »

L’étude des griefs

Le plaignant conteste l’exactitude de l’information contenue dans la bande défilante présentée le 7 août qui disait :

« Turquie : Devant ses partisans venus dénoncer le récent putsch avorté, le président réitère son appui à la peine de mort. »

M. Ersan a raison de noter que dans cette foule, il n’y avait pas seulement des gens qui ont élu le président Erdogan. À preuve, les leaders de deux autres partis politiques ont pris la parole pendant ce rassemblement. Cependant, j’estime que la bande défilante n’était pas pour autant fautive. D’abord parce que ce rassemblement avait été organisé par le gouvernement Erdogan comme en témoigne sa retransmission en direct sur des écrans géants dispersés dans plusieurs dizaines d’autres villes turques. Les gens étaient invités à s’y rendre pour appuyer le gouvernement dans sa campagne de répression massive contre les auteurs présumés du coup d’État raté ou ceux que l’on soupçonne d’être leurs sympathisants, malgré les nombreuses critiques occidentales qui estiment la purge excessive. En ce sens, dans le cadre de cette démonstration d’unité nationale autour de M. Erdogan face à l’opinion étrangère, on peut en effet affirmer que les participants à la manifestation étaient des partisans du président. C’est d’autant plus le cas que, par nature, l’information qu’on retrouve dans les bandes défilantes est extrêmement compressée. Dans le cas présent, on a même fait l’économie du nom du président! Alors, on imagine bien qu’on n’allait pas y mentionner la présence de deux chefs de partis d’opposition inconnus de la plupart des téléspectateurs.

M. Ersan aurait préféré que la bande défilante parle du « peuple de Turquie (…) qui étaient tous là-bas pour appuyer (…) leur démocratie et leur liberté ». Le texte de la bande défilante disait plutôt qu’ils étaient « venus dénoncer le récent putsch avorté ». Un putsch, c’est la prise du pouvoir par la force, le renversement d’un gouvernement, une action absolument antidémocratique. Il n’existe pas de connotation positive au mot « putsch ». Donc, oui, les gens qui sont allés dénoncer le putsch avorté estimaient le faire pour appuyer l’ordre constitutionnel et leur gouvernement démocratiquement élu. Cela va de soi, mais les médias professionnels ont tendance à éviter les formules chargées de symbolisme patriotique dans la description de rassemblements politiques. Ils les laissent à ceux qui en font un métier, les politiciens. Enfin, la preuve que Radio-Canada n’a pas voulu donner une information qui « n’est pas véridique » sur ce rassemblement (en omettant de mentionner la présence de représentants de partis d’opposition) se trouve dans le texte lu par la présentatrice du Téléjournal ce soir-là :

« Un océan de drapeaux turcs en soutien au président Erdogan. Plus d’un million de personnes, dont des leaders de l’opposition, ont manifesté à Istanbul pour dénoncer le coup d’État raté du 15 juillet. Le président turc souhaitait montrer un front uni aux pays occidentaux qui dénoncent sa politique de répression massive. Recep Erdogan a profité de cette démonstration de force pour annoncer un rapprochement avec la Russie et, encore une fois, il a évoqué un possible retour de la peine de mort. »

Disposant de plus d’espace que dans une simple bande défilante, il devenait alors possible de préciser que des représentants de partis d’opposition étaient aussi de la manifestation. À noter, également, la présence des termes « océan de drapeaux », « front uni » et « démonstration de force », autant d’expressions qui n’indiquent pas une volonté de minimiser l’importance de l’événement, au contraire.

Pourtant, M. Ersan maintient que l’évaluation de la foule est fautive et symptomatique d’une « approche négative ». Il en veut pour preuve l’estimation produite par l’agence de presse turque Anadolu selon qui « le nombre dépassait quatre millions ». Il serait utile ici de préciser que l’agence Anadolu est l’agence de presse officielle de la Turquie et qu’elle est en partie financée par le gouvernement turc. Aucun reporter de Radio-Canada n’était sur place pour couvrir la manifestation et donc pour évaluer l’importance de la foule, mais d’autres médias s’y trouvaient. L’agence de presse Reuters a parlé de « plus d’un million de personnes »; le réseau Al Jazeera a aussi évalué la foule à « plus d’un million de personnes »; de même pour la BBC qui a écrit « au moins un million »; le journal britannique The Independent avait un reporter sur place qui a parlé de « centaines de milliers de Turcs »; la journaliste du Monde a écrit « plus d’un million de Turcs »; l’Humanité, journal communiste que l’on ne peut soupçonner de pactiser avec les puissances occidentales s’en est tenu à « des centaines de milliers »; enfin, Russia Today, une chaîne d’information financée par Moscou (dont le président Erdogan s’est rapproché), a aussi estimé la foule à « plus d’un million de personnes ». Je n’ai trouvé nulle part une évaluation de la foule s’approchant des trois ou quatre millions de personnes dont parle le plaignant. J’en déduis qu’il se trompe et par le fait même que les accusations de partialité envers Radio-Canada qu’il appuyait sur une prétendue sous-évaluation de la foule sont en fait une démonstration de sa propre partialité dans cette affaire.

Cela nous conduit justement à se pencher sur son évaluation générale de la couverture de la situation en Turquie depuis le coup d’État raté du 15 juillet 2016 par Radio-Canada, une couverture qu’il considère entachée de partialité. Tel que mentionné plus haut, j’ai examiné tous les textes publiés en lien avec cette affaire sur ICI Radio-Canada.ca entre le vendredi 15 juillet et le vendredi 12 août. En 28 jours, on compte 30 textes étoffés – je n’ai pas tenu compte des manchettes brèves ou des « flash info ». Je constate que la réaction initiale a été une « condamnation unanime de la tentative de putsch en Turquie », pour emprunter au titre de la nouvelle du 15 juillet. Dans les jours qui ont suivi, les nouvelles se faisaient rassurantes, expliquant que les autorités avaient repris le contrôle du pays, que le coup d’État avait été déjoué bien que l’on rapportait de nouveaux affrontements ici et là. Le bilan des victimes de ce putsch avorté – on parle de plus de 240 morts – était source de consternation et on rapportait que les autorités poursuivaient leur « chasse aux complices du coup d’État raté ». Mais après quelques jours, devant l’ampleur et la rapidité de cette traque, les mêmes capitales occidentales qui avaient applaudi à l’échec du coup d’État se sont mises à appeler le gouvernement Erdogan à la retenue et au respect de l’État de droit. L’Union européenne, les États-Unis, l’OTAN, l’ONU se sont inquiétés à divers degrés, d’autant plus après que la Turquie ait décrété l’état d’urgence, le 20 juillet, une première depuis les années 1980, et après que le président Erdogan ait évoqué un possible retour de la peine de mort.

Dans les cinq jours qui ont suivi le coup d’État raté, les purges dans l’armée et la police, chez les fonctionnaires, les juges, les enseignants et les médias avaient touché 60 000 personnes, soit suspendues, soit arrêtées, soit accusées. Tant les marchés financiers que les organismes de défense des droits de la personne étaient inquiets devant ce qui avait toutes les apparences d’un durcissement du pouvoir et d’une dégradation de la liberté d’expression. Chaque jour apportait de nouveaux éléments à cette crainte : fermetures d’universités et de milliers d’écoles, interdiction de dizaines de chaînes de télévision et de radio, dissolution de syndicats. Le président Erdogan s’est mis à critiquer vertement les pays étrangers ayant exprimé des craintes, les invitant à se mêler de leurs affaires, puis il annonça qu’il allait se rapprocher de Moscou avec qui les relations étaient brouillées depuis plusieurs mois. Quelques nouvelles reliant ces événements au Canada se sont glissées dans cette couverture, comme l’arrestation de deux citoyens canadiens soupçonnés d’avoir collaboré au putsch raté, l’effet de cette déstabilisation du pays sur l’accueil par le Canada de réfugiés syriens se trouvant actuellement en Turquie, ou encore la décision du Cirque du soleil d’y annuler 40 spectacles, car il estimait ne pas être en mesure d’assurer la sécurité de ses employés.

Le fait que le plaignant s’objecte à ce que l’on parle de « crise politique » pour qualifier ces événements ayant causé des centaines de morts, conduit à des dizaines de milliers d’arrestations et à l’invocation de l’état d’urgence; le fait qu’il soutienne que toute critique des gestes du président Erdogan « condamne le peuple de la Turquie »; le fait qu’il utilise les mots « notre nation, notre démocratie et notre liberté » pour décrire la cause turque qu’il fait donc sienne; tout cela illustre à quelle enseigne se loge la partialité dans cette plainte. Nulle part dans l’ensemble des textes publiés sur ICI Radio-Canada.ca je n’ai vu autre chose que la volonté d’éclairer le public sur les événements complexes et rapides qui se déroulaient en Turquie, y compris par des références nombreuses aux accusations portées par le président Erdogan contre le responsable présumé de la tentative de coup d’État, l’imam Fethullah Gülen.

Ce personnage fait l’objet du dernier aspect de la plainte de M. Ersan, car il estime que Radio-Canada « n’a jamais fait aucun effort pour connaître le personnage accusé d’être derrière ce coup d’État raté », un personnage qui aurait, dit-il, constitué « un État parallèle » dans la société turque.

Mon examen de la couverture de Radio-Canada n’appuie pas cette thèse. Le jour même de la tentative de putsch, un des textes web de Radio-Canada rapportait les accusations du président Erdogan à l’endroit de l’imam en exil. Quatre jours plus tard, le 19 juillet 2016, un texte intitulé Fethullal Gülen et le président turc : amis hier, ennemis aujourd’hui, tentait d’expliquer qui est ce « prédicateur musulman influent » habitant aux États-Unis depuis 17 ans. D’autres textes, le 23 juillet, le 28 juillet, le 30 juillet, le 4 août et le 12 août sont ensuite revenus sur le personnage, son influence, les accusations portées contre lui par le président Erdogan (« un pion manipulé par des forces »), l’adoption d’un mandat d’arrêt international pour obtenir son extradition des États-Unis, etc.

Conclusion

Rien dans la couverture des événements survenus en Turquie depuis la tentative de coup d’État, le 15 juillet 2016, ne permet d’étayer la plainte à l’effet que Radio-Canada aurait fait preuve d’inexactitude, de partialité ou de manque d’équilibre.

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