Interview : Israël occupe-t-il par la force un autre peuple? La question n’est pas là (TJ)

Révision de Pierre Tourangeau, ombudsman | Services français

Révision par l’ombudsman de Radio-Canada d’une plainte au sujet de certains propos de la chef d’antenne Céline Galipeau dans l’édition du 13 février 2013 du Téléjournal.

LA PLAINTE

Le plaignant est M. Jean-Marie Gélinas. Il est président du conseil d’administration de l’organisme à but non lucratif Amitiés Québec-Israël, qui dit travailler au « renforcement des liens entre le peuple du Québec et le peuple d’Israël ».

M. Gélinas en a contre certains propos tenus par la chef d’antenne Céline Galipeau dans l’édition du 13 février 2013 du Téléjournal. Il estime que celle-ci, lors d’une entrevue avec le ministre canadien des Affaires étrangères John Baird, a eu tort d’affirmer qu’« Israël occupe par la force un autre peuple ».

M. Gélinas considère que cette affirmation « est complètement fausse, et relève de la pure désinformation », qu’elle n’est que « de la propagande arabe palestinienne ».

Voici des extraits de sa plainte :

«Tant qu’à moi, le peuple palestinien n’a jamais existé, une invention de l’esprit impérialiste des pays arabes pour déposséder le peuple juif de la Terre de ses ancêtres. Vous connaissez la Bible et les nombreux autres écrits qui déclarent depuis toujours que la Judée, la Samarie et la Galilée, et Jérusalem, c’est la Terre des Juifs. Voyons donc! Madame Galipeau veut-elle refaire l’Histoire?

Que Mme Céline Galipeau commence donc par répondre aux questions suivantes, et nous allons voir, si elle va continuer à prétendre la même chose :

1) Quand la Palestine a-t-elle été fondée selon vous Mme Galipeau, et par qui?

2) Quelles étaient ses frontières?

3) Quelle était sa capitale?

4) Quelles étaient ses principales villes?

5) Qu’est-ce qui constituait la base de son économie?

6) Quelle était la forme de son gouvernement?

7) Peut-elle nommer un chef palestinien avant Arafat?

8) La Palestine a-t-elle déjà été reconnue par un pays dont l’existence, à l’époque ou aujourd’hui, ne laisserait aucune place à l’interprétation?

9) Quelle était la langue de la Palestine?

(…)

10) Quelle était la religion dominante en Palestine?

(…)

17) J’espère que Mme Galipeau évitera la tentation d’évoquer un lien entre Palestiniens actuels et les Philistins de la Bible : substituer l’étymologie à l’Histoire ne saurait être de mise;

18) La vérité devrait être évidente pour ceux qui veulent la reconnaître. Les Arabes n’ont jamais abandonné le rêve de détruire Israël : ils continuent de le chérir. N’ayant pas pu détruire Israël par la force, ils tentent aujourd’hui de le faire par procuration. À cette fin, ils ont créé une organisation terroriste qu’ils ont appelée, non sans cynisme, le « peuple Palestinien » et qu’ils ont installée à Gaza, en Judée et en Samarie… »

LA RÉPONSE DE LA DIRECTION

La réponse de la direction de l’Information est venue de la plume de M. André Dallaire, directeur, Traitement des plaintes et Affaires générales.

Il rappelle d’abord au plaignant que les propos qu’il reproche à Mme Galipeau faisaient partie d’une question qu’elle posait au ministre des Affaires étrangères, John Baird, sur la position canadienne à l’endroit du conflit israélo-palestinien.

Voici cette question :

« Qu’est-ce que vous répondez à ceux qui vont dire que, quand même, Israël est la première puissance militaire dans la région, et qu’elle occupe, par la force, un autre peuple, le peuple palestinien? »

M. Dallaire enchaîne en indiquant que la journaliste « n’était pas là pour faire une entrevue de complaisance » et que le ministre a eu toute la latitude pour répondre à sa question.

Il ajoute que l’Organisation des Nations unies utilise le mot « occupé » pour désigner les territoires conquis par Israël lors de la guerre de 1967 avec ses voisins arabes, dont la Cisjordanie, et Jérusalem-Est; et que « le Canada ne reconnaît pas le contrôle permanent exercé par Israël depuis 1967 sur la Cisjordanie et Jérusalem-Est ».

« La quatrième convention de Genève, poursuit-il, s’applique dans les territoires occupés et définit les obligations d’Israël en tant que puissance occupante, en particulier en ce qui concerne le traitement humanitaire des habitants des territoires occupés. »

Je reproduis ici d’autres extraits de sa réponse :

« Vous semblez contester aussi la légitimité de l’expression « peuple palestinien » employée par Mme Galipeau alors qu’elle formulait sa question. La Palestine n’est pas un pays, bien qu’il y ait un mouvement pour en créer un dans le cadre d’un accord de paix avec Israël prévoyant une solution à deux États. Entretemps, l’Assemblée générale des Nations unies a accordé récemment à la Palestine le statut d’État observateur. Nous sommes donc ici en présence, si l’on peut dire, d’une nation sans État à part entière. Chacun est libre de nier qu’il existe un peuple arménien, un peuple kurde, un peuple touareg ou un peuple palestinien. Sans indépendance nationale, ces groupes humains partagent pourtant, dans chaque cas, une culture commune à leur groupe identitaire; ils ont pourtant une existence territoriale indéniable, même quand celle-ci chevauche plusieurs frontières. C’est ainsi, en d’autres termes, que les dictionnaires définissent la notion de peuple au sens commun : ensemble d’êtres humains vivant en société, habitant un territoire défini et ayant en commun un certain nombre de coutumes, d’institutions. (Le Petit Robert)

Le « peuple d’Israël » a longtemps été dispersé, persécuté et dépossédé de sa terre nationale. Était-il moins une réalité vivante pour autant? Fallait-il pour autant considérer le « peuple juif » comme une vue de l’esprit, une abstraction fantaisiste? »

LA DEMANDE DE RÉVISION

M. Gélinas n’a pas accepté les explications de M. Dallaire et m’a demandé de réviser le dossier. Sa très longue et documentée demande de révision retrace, de son point de vue, l’histoire de la région depuis l’antiquité en se fondant tantôt sur les écrits bibliques, tantôt sur des récits de voyageurs qui ont visité la Palestine il y a plusieurs siècles, sur son interprétation de faits et de données démographiques, des guerres israélo-arabes, sur les résolutions des Nations unies, etc.

Je ne m’aventurerai certainement pas à relever et à discuter chacun des éléments qu’il soulève. Mais j’en sais suffisamment sur le sujet pour être convaincu qu’ils donnent tous lieu à des interprétations diverses et contradictoires. En ce qui me concerne, les arguments historiques que le plaignant utilise pour nier d’une part qu’« Israël occupe par la force un autre peuple » et, d’autre part, que ce peuple n’existe pas, ne sont pas pertinents dans le cadre de cette révision.

Toutefois, afin que le lecteur puisse prendre la pleine mesure de l’argumentation du plaignant, j’ai reproduit à la fin de cette révision, sous annexe, le texte intégral de la demande de M. Gélinas.

LA RÉVISION

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je me permettrai quand même quelques généralités que m’inspirent les questions posées par le plaignant à Mme Galipeau et les arguments qu’il invoque dans sa demande de révision pour nier l’existence d’un peuple palestinien.

La plupart des pays issus de la décolonisation, que ce soit en Afrique, en Asie ou au Moyen-Orient, ont hérité de frontières arbitraires à l’intérieur desquelles plusieurs nations ou ethnies différentes ont été regroupées. Ces pays, et leurs « peuples », sont des créations récentes. Il en va de même d’Israël, et du peuple israélien moderne, dont l’existence remonte à 1948, et de pays arabes comme la Jordanie, l’Irak, la Syrie et le Liban.

En fait, c’est le plan de partition adopté par l’Assemblée générale de l’ONU, le 29 novembre 1947, et accepté alors par les autorités juives, qui marque la reconnaissance de la souveraineté du futur État d’Israël qui sera fondé l’année suivante. Mais, en toute logique, on pourrait dire qu’il marque également la reconnaissance de la souveraineté d’un autre État en Palestine, arabe celui-là, dans un territoire qui correspond grosso modo à ceux de la Cisjordanie et de la bande de Gaza d’aujourd’hui. Une reconnaissance, il est important de le rappeler, partagée par les autorités juives de l’époque, mais rejetée par la grande majorité des États arabes et des Arabes palestiniens.

Cela dit, revenons à la question posée au ministre John Baird par l’animatrice du Téléjournal. Je reproduis à nouveau le texte exact de la question posée par Mme Galipeau à M. Baird :

« Qu’est-ce que vous répondez à ceux qui vont dire que, quand même, Israël est la première puissance militaire dans la région, et qu’elle occupe, par la force, un autre peuple, le peuple palestinien? »

À cette question, le ministre a répondu que tous les élus israéliens souhaitent une résolution du conflit israélo-palestinien sur la base d’une solution à deux États : l’un israélien, l’autre palestinien. Ce qui est par ailleurs notoire et partagé par l’ONU, l’Autorité palestinienne, les grandes puissances et la majorité des membres de la communauté internationale. On voit mal, dans pareilles circonstances, comment on pourrait considérer créer un État dont la population ne serait pas reconnue comme un « peuple ».

Pour le reste, les faits sont les faits : Israël occupe militairement, et donc par la force, la Cisjordanie et Jérusalem-Est, et exerce un contrôle permanent sur ces territoires depuis la guerre de 1967, y compris par blocus sur la bande de Gaza dont il s’est retiré il y a quelques années. La communauté internationale, incluant le Canada, ne reconnaît pas ce contrôle par Israël.

Toutefois, cette discussion, n’est en rien pertinente dans l’examen de la plainte de M. Gélinas. Pourquoi? Tout simplement parce que Mme Galipeau n’a pas émis une opinion personnelle en posant sa question au ministre Baird, mais lui a plutôt demandé de répondre à ceux qui considèrent qu’Israël « occupe par la force un autre peuple ». Un point de vue, comme je viens de le souligner, qui n’est pas marginal au sein de la communauté internationale, c’est le moins qu’on puisse dire, et auquel il était tout à fait légitime de demander au ministre Baird de réagir.

Par ailleurs, en formulant le début de sa question (« Qu’est-ce que vous répondez à ceux qui vont dire… ? »), Mme Galipeau a pris clairement ses distances avec les opinions qu’elle contenait.

Comme je l’ai fait à plusieurs occasions dans des révisions précédentes, je rappelle que les journalistes, animateurs et intervieweurs ne sont pas des relationnistes. Leur rôle n’est pas de faire bien paraître la personne qu’ils interrogent, mais bien de leur opposer des points de vue divergents, de leur poser des questions difficiles pour leur permettre d’expliquer le plus clairement et le plus complètement possible au public leurs positions et arguments. Le tout, bien sûr, conformément au principe d’indépendance, et à la valeur d’équité qui exige le respect des invités, des Normes et pratiques journalistiques (NPJ) de Radio-Canada. Ces NPJ encadrent le travail quotidien des journalistes de Radio-Canada et tous sont tenus de les respecter. Voici ce principe et cette valeur :

« Préserver notre indépendance

Nous sommes indépendants des lobbies et des pouvoirs politiques et économiques. Nous défendons la liberté d’expression et la liberté de la presse, garantes d’une société libre et démocratique.

L’intérêt public guide toutes nos décisions. »

« Équité

Au cours de la collecte d’information et dans nos reportages, nous traitons les personnes et les organismes avec ouverture et respect.

Nous sommes conscients de leurs droits. Nous les traitons sans parti pris. »

Mme Galipeau n’a donc fait que son travail, en toute indépendance, en posant au ministre la question dont se plaint M. Gélinas. Elle l’a aussi fait sans émettre une opinion personnelle, donc sans parti pris, et en tout respect du ministre.

Conclusion

La chef d’antenne Céline Galipeau n’a enfreint aucune des Normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada lors de son entrevue avec le ministre des Affaires étrangères du Canada, M. John Baird, dans l’édition du 13 février 2013 du Téléjournal.

ANNEXE

Demande de révision du plaignant, M. Jean-Marie Gélinas, à l’ombudsman de Radio-Canada.

Monsieur Tourangeau

La réponse de Monsieur Dallaire me convainc pas. Il est claire pour moi que Madame Céline Galipeau évoquait dans sa question posée au Ministre des Affaires étrangères John Baird« ses propres opinions personnelles et non celles des opposants « .

Ce qui est particulièrement odieux, c’est que la chef d’antenne de la télévision de Radio-Canada soit parvenue encore une fois à passer sur les ondes de la télévision de Radio-Canada une des plus salopes accusations mensongères véhiculée par la propagande des pays arabes dans sa question posée au Ministre des Affaires étrangères John Baird , »qu’est-ce que vous répondez à ceux qui vont dire qu’Israël, qui est quand même la première force militaire dans la région, qu’elle occupe par la force un autre peuple, le peuple palestinien ? « .

Pourquoi subitement après 1967 les Arabes palestiniens qui n’ont aucune particularité par rapport aux autres populations arabes de la région serait-il devenu le peuple légitime de Palestine, ils ont la même langue, la même religion, mangent les mêmes nourritures, partagent des liens familiaux avec les autres arabes du Moyen-Orient. Ils appartienne à la umma arabe. Si on fait la lecture attentive de la résolution 181 de l’ONU,(1) adoptée le 29 novembre 1947, prévoyait un état pour les Juifs et un autre pour les arabes. (pas pour le peuple palestinien)

Le terme » Palestinien » a toujours désigné et appartenu au peuple juif. C’est l’Empereur Hadrien (76-136 de notre ère) , qui en l’an 135 de notre ère changea officiellement le nom de Judée, patrie du peuple juif, en celui de Palestine.

Usurper l’identité d’un autre peuple comme le fond présentement les arabes, c’est illégale, et le répéter aussi !

Depuis le 15 mai 1948 , dès le lendemain de la proclamation de l’indépendance de l’État d’Israël (2), que les pays arabes attaquent sans relâche l’État d’Israël pour le détruire. Comment certains journalistes de Radio-Canada peuvent-ils se situer dans cette situation illégale et dangereuse entreprise par les pays arabes de vouloir détruire l’État d’Israël ? Ils ne pensent pas qu’un jour, il pourra bien y avoir des responsabilités légales à assumer. Pensons seulement au génocide des Tutsi au Congo en (1996-1997). La haine est une maladie sournoise de l’esprit. Sans crier garde elle vous pourrie la vie, et lorsqu’elle se déclare, elle détruit l’individu.

Pourtant après la Guerre des Six Jours, Israël espérait sincèrement que les États arabes reconnaîtraient enfin son existence, et qu’ils engageraient avec lui des négociations de paix. Le Premier Ministre d’Israël de l’époque Lévi Eshkol, le dirigent conservateur Menahen Begin qui était ministre d’État, et le ministre israélien des Affaires étrangères, Abba Eban, avaient bien précisé à ce moment là que tout était négociable.

Mais le sentiment de haine est plus fort ! Les pays arabes se sont réunis au Sommet de la Ligue arabe à Khartoum du 29 août au 3 septembre 1967, pour dire non à la paix avec Israël - non à la reconnaissance d’Israël - non à toute négociation avec Israël, et soulignent en même temps « les droits du peuple palestiniens sur son propre pays. »

Mais, le peuple Palestinien tel que conçu par les pays arabes n’a jamais existé et ne peu exister, et ça, quelque soit son nom, sans négociations avec Israël ! Il faut être archi ignorant pour croire à une telle invention, et la faire croire aux autres. Mais l’ignorance est un état d’esprit plus répandue que l’on croit ?

Durant treize siècle, la Palestine n’a plus été un pays. Mais un corridor d’invasions où il était impossible de développer et de gouverner un pays. Selon l’historien Rappoport dans son livre « Histoire de la Palestine des origines à nos jours « , Paris, Éditions Payot, 1932 - il décrit la population de Palestine peu nombreuse. il y a des musulmans fellahins mais pas de pure race arabe, descendants des Hittites, des Amorrhéens et Nabatéens qui parlaient surtout l’araméen, et des Arabes ou Bédouins errants venus des déserts de l’est. Enfin des Juifs de la communauté juive romaniote, qui n’ont jamais quitté la Palestine depuis l’occupation romaine et byzantine, des Samaritains, et des grecs syriens. On y comptait aussi des éléments de presque tous les pays d’Europe. Les idiomes parlés étaient l’hébreu, le grec, le syriaque et un dialecte arabe de caractère araméen, le franco-normand et naturellement le latin médiévale, langue de l’église et de la foi. Mais toujours pas de peuple Palestinien.

Autre témoignage intéressant et plus ancien encore, celui de Adrian Reland qui raconte son voyage en Palestine en 1695 gouverner par les Turc ottoman (livre écrit en latin)

Adrian Reland (1676-1718), né le 17 juillet 1676 à De Rijp, Provinces Unies du début du XVIIIe siècle, orientaliste néerlandais et théologien, il a étudié à Ultrecht, nommé professeur de philosophie à Harderwijk en 1699, et professeur de langues orientales et des antiquités à Utrecht en 1701. il était aussi cartographe et parlait parfaitement l’hébreu, l’arabe et le grec ancien, ainsi que les langues européennes.

Il a publié plusieurs livres entre autres, Antiquitates sacrae Veterum Hebraeorum (1708) et De spoliis templi Hierosolymitani dans arcu Titiaco Romae conspicuis singularis liber (Utrecht, 1716). Un des plus importants livre d’Adrian Reland est « Palaestina ex monumentis veteribus illustrata (2 vol., 1714) « (3), dans lequel il a recueilli toutes les connaissances alors disponibles sur la géographie historique de Ereẓ Israël (Palestine) et ses sites antiques, présenté par ordre alphabétique. Ses sources comprenaient non seulement les écrits des auteurs classiques, mais aussi ceux des historiens de l’Eglise, la vie des saints, et la littérature talmudique dont il cite le texte original. Reland a relevé et enregistré également les inscriptions nabatéennes de Palmyre, mais il a été incapable de les déchiffrer. Tous les orientalistes plus tard, on fait usage de sa compilation monumentale qui est resté de grande valeur, même encore aujourd’hui.

C’est en 1695 qu’Adrian Reland fut envoyé pour visiter Israël, à l’Époque connue sous le nom Palestina, Durant toutes la durée de son voyage en Palestine, il a sondé environ 2 500 places où les gens vivaient et qui étaient mentionnés dans la Bible ou dans la Michna. Sa méthode de recherche est intéressante. Il a d’abord cartographié la Terre d’Israël. Ensuite, il a identifié chacun des lieux mentionné dans la Michna ou le Talmud ainsi que leur source d’origine. Si la source était juive, il l’inscrivait simultanément avec la mention approprié dans les Saintes Écritures. Si la source était romaine ou grecque, il notait le lien en grec ou en latin. Il a également procédé à une enquête sur la population et le recensement de chaque communauté.

Voici quelques exemples d’informations tirées du texte original du livre d’Adrian Reland, « Palaestina ex monumentis veteribus illustrata :

1. Pas une seule implantation en Terre d’Israël ne porte un nom d’origine arabe. La plupart des noms des implantations viennent de l’Hébreu, du grec, de langues latines ou romaines. En fait, jusqu’à aujourd’hui, exception faite de Ramlah (4), aucune implantation arabe n’a un nom arabe d’origine en Palestine. Jusqu’à aujourd’hui, on peut dire que la plupart des noms d’implantations ont une origine hébraïque ou grecque, ou un nom déformé sans aucun sens de noms arabes.

Il mentionne qu’il n’y a aucune signification en arabe à des noms tels que Acco (Acre), Haïfs, Jaffa, Naplouse, Gaza, Jénine ou Rammallah et les villes nommées, El Halil et El-Kuds (Jérusalem) manquent de racines historiques ou de philologie arabe.

En 1696, l’année où Adrian Reland fit le tour du pays,Ramallah, par exemple, s’appelait Ber’allah ( du nom hébreu de Beit El ) - Hébron était appelé Hébron (Hévron ) et le Méarat Hamahpéla ( Caveau des Patriarche ) et El Chalil, du nom de leur ancêtre Abraham.

2. Lui aussi mentionne que la plupart du pays était vide, désert, et les habitants peu nombreux, les populations étaient essentiellement concentrés dans les villes de Jérusalem, Acco, Safed, Jaffa, Tibériadeet à Gaza. La plupart des habitants étaient juifs et le reste des chrétiens. Il y avait peu de musulmans, des bédouins nomades pour la plupart. Naplouse,connu sous le nom de Shchem, était d’exception, c’est là que vivaient environ 120 personnes, des membres de la famille musulmane Natsha et environ 70 Shomronites. Dans la capitale de la Galilée, àNazareth vivaient environ 700 chrétiens et àJérusalem environ 5 000 personnes, surtout des Juifs et quelques chrétiens.

La partie intéressante c’est quand Adrian Relandmentionne les musulmans comme étant des bédouins nomade. qui arrivèrent dans la région comme renforts pour la construction et le travail dans l’agriculture, des travailleurs saisonniers. Dans la bande de Gaza par exemple vivaient environ 550 personnes don cinquante pour cent étaient des Juifs et le reste principalement des chrétiens. Les Juifs cultivaient et travaillaient dans leurs vignobles florissants, leurs vergers et leurs champs de blé et d’oliviers. Les chrétiens eux travaillaient dans le commerce et le transport des produits et marchandises. Tibère et Safed étaient pour la plupart juif, sauf qu’il ne mentionne pas les pêcheurs qui péchaient dans le lac Kinneret - le lac de Galilée - une occupation traditionnelle à Tibère, il n’y a aucune mention aussi de leurs professions non plus. Une ville comme Um el-Phahem était un village où une dizaine de familles, soit environ une cinquantaine de personnes au total. toutes chrétiennes y vivaient et il y avait aussi une petite église maronitedans le village ( La famille Shehadah ).

3. La lecture du livre d’Adrian Reland écrit en 1695 contredit encore une fois totalement toute théorie post-moderne revendiquant un « patrimoine palestinien « , ou une nation palestinienne. Le livre d’Adrian Reland écrit en 1695 renforce le lien de légitimité, de justesse, et de parenté des Juifs à la Terre d’Israël, et le manque absolu d’appartenance aux arabes, qui ont simplement usurpé le nom latin Palestina a toujours désigné le pays des Juifs, et ça, depuis la proclamations d’Adrien en 135 de notre ère, et les arabes ont hursurpé le nom de Palestine comme s’il leur appartenait.

Si on veut donner un exemple plus concret d’une présence arabe sur un territoire donné, On trouve cette exemple lorsqu’on visite Grenade en Espagne. Où, on peut voir le patrimoine arabe et l’architecture arabe laissé là par sept cents ans d’occupation et de règne arabe en Espagne. Dans les grandes villes telles que Grenade et la terre d’Andalousie, des montagnes et des rivières comme Guadalajara, on peut y voir là encore là un véritable patrimoine culturel arabe : littérature, réalisations monumentales, ingénierie, médecine, etc… Sept cents ans d’occupation et de règne arabe en Espagne ont laissé à l’Espagne un héritage arabe que l’on ne peut ignorer, ni cacher ou camoufler. Mais ici, en Israël, il n’y a rien de cela ! Nada, comme le disent les espagnols ! Aucun nom de villes, aucune culture, aucun art, aucune histoire, et aucune preuve tangible de domination arabe ; qu’un énorme brigandage, des vols et des pillages ; volant aux Juifs « leur lieu le plus saint (5), et menant une propagande mensongère pour tenter d’usurper les droits légitimes du peuple juif sur la Terre de leurs ancêtres, Israël.

Plus récemment, sous l’égide de toutes sortes d’israéliens post-modernes – on détourne et dérobe au peuple juif sont histoire !

Ce que l’on peut affirmer ici, c’est que la communauté juive de Jérusalem à toujours été l’héritière de la tradition mosaïques et talmudiques en Palestine. Qu’elle n’a jamais cessé de s’y maintenir, comme, d’ailleurs celle de Jaffa, de Tibériade ou de Safed en Galilée. Elle n’a jamais cessé, non plus, d’accueillir les Juifs répandus dans le monde entier aux cours des siècles pour qui Jérusalem demeurait le centre de leur vie religieuse et nationale.

Car, s’il n’y eut jamais une nation palestinienne, il y a, depuis Moïse et même Abraham, un peuple juif qui n’a jamais renoncé à considérer la Judée comme sa patrie et Jérusalem sa capitale. Toute la Bible en témoigne.

Cela ne supprime pas pour autant les titres de propriété légitimement acquis en Palestine par d’autres que les Juifs. Mais cela ne permet pas aux Arabes de se prétendre seuls maître légitimes d’une terre que d’autres ont occupé, cultivé et gouverné bien avant eux et souvent beaucoup mieux qu’eux,

Source: « Istaël une réalité ? » témoignage d’un arabe, L.G. Halal, Éditions Élysée, Québec, 1975, p.10 et 11

Il reste un dernier point important encore à préciser. Comment peut-on expliquer le fait que la population de Palestine sous mandat britannique en 1948 soit arrivée à 600 000 Juifs et 1 200 000 Arabes, lorsqu’on sait qu’au début du 19e siècle la population arabe de Palestine était moins de 200 000 Arabes dont la plupart étaient nomades et sans aucune idée de patrie ? (Faits et Chiffre Israël, p. 33) L’Histoire nous enseigne ici que les Arabes ont toujours bénéficié d’un libre accès à la Palestine durant tout le mandat britannique, alors que l’immigration juive fut limitée, puis interdite. Les Juifs auraient constitué une majorité en Palestine si on leur avait permis d’entrer dans le pays comme le prévoyait le mandat de la S.D.N.

Une explication nous reste ici au sujet de ce déséquilibre de population en 1948, elle nous vient d’un représentant de l’U.N.R.W.A, qui explique tout bonnement et simplement qu’après 1931, les Juifs avaient développé une industrie prospère en Palestine, et donc créé par le fait même des emplois, ce qui eu comme conséquence d’améliorer les conditions de vie en Palestine. Ce qui contribua à attirer un grand nombre d’Arabes en Palestine venant pour y trouver du travail mieux payé que dans leurs pays, où la misère si était installée en permanence. Et les britanniques ont laisser entrée tous les Arabes qui voulaient immigrer en Palestine comme dans un moulin… tandis que les Britanniques fermaient la porte aux Juifs.

Je maintiens donc ma plainte Monsieur Tourangeau contre Madame Céline Galipeau, journaliste et chef d’antenne à la télévision de Radio-Canada, service en Français, pour avoir dit sur les ondes de Radio-Canada le 13 février dernier un mensonge odieux à l’égard d’Israël lorsqu’elle posa la question « qu’est-ce que vous répondez à ceux qui vont dire qu’Israël, qui est quand même la première force militaire dans la région, qu’elle occupe par la force un autre peuple, le peuple palestinien ? « .Laissant entendre clairement aux yeux du public par sa question qu’Israël serait un État voyou, qu’il occuperait illégalement par la force le territoire du peuple palestinien. Ce qui est complètement faux et mensonger, y compris la légitimité du peuple palestinien.

Je vais donc me référer ici, d’un point de vue l’égale à Eugène Rostow, ancien secrétaire ad-joint des États-Unis, qui a joué un rôle primordiale dans la formulation de la diplomatie américaine entre 1966 et 1069, il écrivait dans le journal « New York Times » du 25 novembre 1973, qu’il fallait admettre honnêtement qu’Israël occupe légalement les territoires conquis en 1967 en vertu des résolutions du Conseil de Sécurité qui reconnaît le rôle de puissance occupante à Israël, et qui interdisent de porter atteinte à sa présence sur ces territoires jusqu’à ce que les parties engagées dans le conflit fassent la paix. Il concluait ainsi en disant que l’attaque armée du 6 octobre 1973 (la guerre de Kippour) constituait l’exemple la plus flagrante de la violation de la Charte des Nations Unies depuis l’invasion de la Corée du Sud par les troupes nord-coréennes, le 25 juin 1950, invasion qui, elle aussi, avait pour but officiel de « reprendre possession du territoire national.

Il faut arrêter ce délire de mensonges à l’égard d’Israël sur les ondes de Radio-Canada. On a absolument le droit de critiquer l’État d’Israël, et ça comme tous les autres pays, mais pas de dire sans discernement des mensonges en relayant la propagande haineuse arabe palestinienne comme le font certains journalistes de Radio-Canada.

Cordialement

Jean-Marie Gélinas

(1) Résolution 181 de l’Assemblée générale de l’ONU (29 novembre 1947) : http://www.voltairenet.org/article153321.html

(2) 14 mai 1948, Proclamation de l’Etat d’Israël : http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/06/30/israel-mai-1948/

(3) Vous pouvez sur google visualiser une partie du manuscrit en cliquant sur le lien : Palaestina ex monumentis veteribus illustrata. – Trajecti Batav., …

(4) Ramla (Ramleth) est la seule ville que les Arabes ont fondée en Palestine de 638 à 750 de notre ère.

(5) La mosquée d’Omar tel que vu aujourd’hui, fut construite sous le prétexte que lorsque le Calife Omar se rendit à Jérusalem en février 638, il avait prié dans la cour du Saint-Sépulcre. En 1193 le fils de Saladin, Al-Afdhal Nur ad-Din Ali fit construire pour commémoré cette événement la mosquée actuelle sur l’emplacement le plus sacré pour le peuple juif, « le deuxième Temple de Jérusalem détruit par Titus en l’an 70 de notre ère ¨. Auparavant, en 691 et 692 de notre ère, Abd al-Malik avait fait construire au même endroit à Jérusalem « le Dôme du Rocher, qui n’était qu’un simple monument et non une mosquée. C’est son fils Al-Walid qui fit construire la première mosquée d’El-Aksa entre 705 et 715.

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