Manque de neutralité réalisatrice (Première heure + Ça me dit de prendre le temps)

Révision de Julie Miville-Dechêne, ombudsman | Services français

Sommaire

L'auteur André Gélinas estime que les émissions Première heure et Ça me dit de prendre le temps, diffusées à la Radio de Québec au 106,3 FM, ont manqué de neutralité ou d'équité à l'endroit des voix critiques du féminisme.

En vertu de la liberté de presse, l'émission Première heure avait toute la latitude nécessaire pour refuser d'inviter M. Gélinas à parler de ses livres dénonçant le féminisme. Radio-Canada n'a pas manqué d'équilibre, ni d'équité dans ce dossier.

Rien ne me permet de conclure qu'il existe un parti pris féministe dans les revues de presse diffusées à l'émission Ça me dit de prendre le temps.

J'invite toutefois Radio-Canada à être vigilante, car, en vertu des Normes et pratiques journalistiques, les activités extérieures rémunérées des chroniqueurs ou des journalistes peuvent créer une perception de parti pris ou de conflit d'intérêts à l'antenne.

LA PLAINTE

Le 24 février 2010, l'auteur André Gélinas a porté plainte à mon bureau après que l'émission de radio Première heure, diffusée à Québec au 106,3 FM, eut ignoré son souhait de venir présenter à l'antenne deux de ses livres intitulés L'égalité de fait entre les femmes et les hommes, un piège à cons et La discrimination positive, privilèges aux femmes, injustices envers les hommes. Ses ouvrages sont critiques à l'égard des effets du féminisme. M. Gélinas y a vu une preuve du manque de neutralité de la réalisatrice de Première heure, André-Anne Paré, qui n'aurait pas respecté son devoir de présenter des opinions variées sur des sujets controversés. M. Gélinas s'insurge aussi contre la participation de Françoise Guénette à l'émission de radio du samedi, Ça me dit de prendre le temps, où elle fait la revue de presse matinale. André Gélinas estime que Radio-Canada a violé ses normes journalistiques en l'embauchant, car elle a collaboré à la revue féministe La Gazette des femmes.

Le 20 avril 2010, le chef des programmes à Québec, Claude René Piette, a répondu que le choix des sujets diffusés relevait de la liberté journalistique. Il ajoute que la question de l'égalité hommes-femmes n'étant pas dans l'actualité, il n'en a pas été question à l'émission, sous quelque angle que ce soit. Claude René Piette n'a par ailleurs jamais constaté que la chroniqueuse Françoise Guénette faisait preuve de partialité dans sa revue de presse. Le chef des programmes ajoute que Mme Guénette jouit d'une grande crédibilité et que sa présence à l'antenne ne jette aucun doute sur l'impartialité de Radio-Canada.

LA RÉVISION

L'émission Première heure a-t-elle manqué d'équilibre?

En vertu de la liberté de presse, un principe protégé par la Charte canadienne des droits et libertés, les organes de presse ont toute la liberté nécessaire pour décider qui ils invitent à s'exprimer en ondes. Toutefois, à titre de radiodiffuseur public, Radio-Canada s'est dotée de Normes et pratiques journalistiques qui restreignent cette liberté. En effet, Radio-Canada doit présenter une information équilibrée et équitable, et donc une diversité d'opinions :

« Afin de présenter une information équilibrée et équitable, un organisme d'information devrait s'assurer que le plus vaste éventail possible de points de vue est diffusé. La plupart des opinions contiennent une parcelle de vérité qui contribue à faire ressortir toute la vérité. (…) » ( NPJ, III. Principes, 4.2)

L'émission Première heure, à l'antenne du 106,3 FM, diffusée le matin du lundi au vendredi, est une émission qui mélange l'information et le divertissement. Le ton y est tour à tour léger et sérieux. On y trouve un mélange de chroniques culturelles, politiques, des entrevues avec des acteurs de l'actualité et des artistes. Voici ce qu'exigent les Normes et pratiques journalistiques qui encadrent les segments d'information inclus dans cette émission :

« Les émissions régulières de nouvelles et d'affaires publiques doivent présenter, dans leur ensemble, un éventail équilibré des opinions sur les sujets controversés, de façon à ne pas donner l'impression de promouvoir des points de vue particuliers (…) » (NPJ, III. Principes, 5.3)

Bien que Première heure ne soit pas classée comme une « émission d'information », elle contient de nombreux éléments d'information. Elle doit tenter au fil des semaines et des mois de refléter la diversité des points de vue dans les questions controversées.

Voilà pour les principes. Le plaignant estime que son absence de l'émission prouve que Première heure a violé les principes d'équilibre et de diversité d'opinions. Afin de répondre à cette plainte, j'ai épluché les menus de l'émission, entre le 15 avril et le 31 décembre 2009, puisque le plaignant a tenté à deux reprises d'être invité entre ces deux dates.

Durant cette période de huit mois, l'émission Première heure n'a invité aucune auteure féministe à parler d'un ouvrage récemment paru sur un sujet touchant au féminisme. Dans les chroniques sur les livres de Paul Ouellet, aucun titre recensé ne porte sur un sujet touchant le féminisme. Voici quelques exemples de livres dont il a été question à l'antenne : La forêt des Mânes, de Jean-Christophe Grangé, Apocalypse, la 2e Guerre mondiale, de Daniel Costelle, La faim de la Terre, de Jean-Jacques Pelletier, La face cachée des banques, d'Éric Laurent, Hell.com, de Patrick Senécal, Lune, du rêve à la conquête, de Scott L. Montgomery et Les dossiers de la guerre froide, la chute du mur 1969-2009, de Mathilde Aycard et Pierre Vallaud.

Étant donné qu'il n'a pas été question de littérature ni d'essais féministes, on ne peut reprocher à l'émission de manquer d'équilibre parce qu'elle n'a pas fait état de deux parutions masculinistes.

Au-delà de la chronique de livres, Première heure a-t-elle abordé des questions d'actualité traitant des femmes, ou des relations hommes-femmes? Oui, à quelques reprises, mais, dans aucun cas, le choix de ces sujets ne m'a semblé relié à un « agenda » féministe.

Parmi les sujets abordés : le procès de Cathie Gauthier, une mère de famille accusée du meurtre de ses trois enfants; l'arrestation du cinéaste Roman Polanski; le verdict de culpabilité contre Francis Proulx, le meurtrier de l'attachée politique Nancy Michaud; l'entrevue avec Pierre-Hugues Boisvenu, de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues; la réaction des parlementaires à la relation entre la ministre libérale Nathalie Normandeau et le député adéquiste François Bonnardel; l'histoire de Nathalie Morin, une Québécoise retenue contre son gré par son mari en Arabie saoudite.

Le seul sujet qui se classe véritablement au cœur des préoccupations féministes a été abordé les 14 et 15 mai dans l'émission. Il a été question de l'appui de la ministre responsable de la Condition féminine, Christine St-Pierre, à la position de la Fédération des femmes du Québec au sujet du port du voile dans l'espace public. La ministre s'est prononcée, au nom de la tolérance, contre l'interdiction du voile islamique dans la fonction publique, les écoles et les hôpitaux. Cela signifiait donc qu'elle était d'accord avec la position de la Fédération des femmes du Québec, mais contre l'avis du Conseil du statut de la femme qui recommandait, en 2007, d'interdire aux fonctionnaires le port de signes religieux. Deux organismes féministes se contredisaient sur cet épineux dossier. L'émission a reflété une diversité d'opinions sur la question du port du voile. S'assurer à l'antenne d'une diversité d'opinions n'oblige pas Radio-Canada à faire part de la vision des masculinistes.

« (…) il faut aussi tenir compte de l'importance réelle ou virtuelle d'une opinion et du poids de ses défenseurs. (…) » (NPJ, III. Principes, 4.2)

Dans ces circonstances, le fait de ne pas inviter M. André Gélinas à parler de ses livres relève strictement de la liberté de presse et ne constitue pas un manquement aux normes radio-canadiennes.

L'émission Ça me dit de prendre le temps a-t-elle un parti pris féministe?

Françoise Guénette est la chroniqueuse responsable de la revue de presse dans l'émission matinale de la Radio de Radio-Canada, diffusée à Québec le samedi, Ça me dit de prendre le temps. Elle occupe cette fonction depuis août 2006. Auparavant, elle a fait la revue de presse pendant cinq ans à l'émission matinale de la Radio, du lundi au vendredi, à Québec (août 2001 à juin 2006).

L'émission Ça me dit de prendre le temps, tout comme Première heure, mélange l'information et le divertissement. Toutefois, la revue de presse faite par Françoise Guénette est indéniablement un segment d'information. Son contenu est donc soumis aux Normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada.

Chaque samedi, Françoise Guénette livre à l'antenne du 106,3 FM quatre comptes rendus des manchettes de journaux et des éditoriaux. À titre indicatif, j'ai écouté une vingtaine d'interventions diffusées en janvier et en février 2010, soit avant le dépôt de la plainte. Il s'agissait de vérifier si ces résumés rapportaient avec exactitude et équité le contenu des articles de journaux, ou si le choix même des sujets et la façon d'en parler reflétaient un parti pris féministe, comme le soupçonne le plaignant.

« L'exactitude : l'information est fidèle à la réalité, en aucune façon fausse ou trompeuse. (…)

L'équité : l'information rapporte les faits pertinents, reflète impartialement les points de vues (…) » (NPJ, III. Principes, 2)

Françoise Guénette fait preuve de beaucoup de retenue dans la manière de présenter les revues de presse que j'ai écoutées. L'exercice est particulièrement difficile dans ce genre d'émission où l'on privilégie les conversations informelles en studio, un format propice à l'expression d'opinions. Sur les quelques sujets traitant de condition féminine ou des femmes, la chroniqueuse s'en est tenue à citer les auteurs des articles.

Il est certain que chaque journaliste utilise son jugement éditorial pour sélectionner les articles qu'il considère suffisamment intéressants ou originaux pour en faire un résumé. Ce jugement varie d'un journaliste à l'autre, en fonction de l'auditoire, de l'originalité du propos, mais aussi souvent de ses intérêts. Aucun journaliste n'est totalement objectif. Il est la somme de ses expériences et de ses sensibilités. Voici ce que le professionnalisme exige :

« (…) Un journaliste peut avoir ses propres opinions et partis pris. Cependant, la rigueur professionnelle doit lui permettre de surmonter ses préjugés et partis pris. Le professionnalisme, pour un journaliste, ce n'est pas tant l'absence d'opinions ou d'émotions que la capacité de les reconnaître et de s'en distancier (…) » (NPJ, III. Principes, 5)

Dans les chroniques que j'ai entendues, la sensibilité de Françoise Guénette aux questions qui touchent les femmes est indéniable. Il y a une différence fondamentale entre une sensibilité aux questions touchant la moitié de l'humanité (les femmes) et un discours féministe. Encore là, il y a des nuances à faire : le mouvement et la cause féministes sont traversés par plusieurs idéologies. Le principe fondamental de l'égalité entre les hommes et les femmes est reconnu dans les Chartes des droits. Les idéologies féministes vont au-delà de ce principe. Elles peuvent revendiquer l'égalité réelle pour les femmes, expliquer les retards des femmes dans certains domaines par la discrimination systémique, juger que l'idéologie dominante est patriarcale, etc.

Le 30 janvier 2010, Françoise Guénette fait longuement état d'un article de Geoffrey York dans le Globe and Mail à propos des femmes qui meurent en couches dans les pays pauvres. Ce matin-là, la chroniqueuse rapporte aussi que, selon une auteure américaine interviewée par le Globe and Mail, la presse ignore les raisons sous-jacentes des actes de pillage en Haïti. Il se peut, ajoute-t-elle, que l'Haïtien qui vole du lait maternisé veuille aider les femmes dans le besoin, entassées dans les camps de réfugiés. Elle mentionne aussi qu'un article du quotidien torontois souligne l'augmentation du pourcentage de femmes dans l'équipe olympique. Elle ne commente pas ces statistiques.

Le 13 février, Mme Guénette parle d'un succès de librairie américain, qui conseille aux jeunes femmes de « se caser », de se marier avec un gars correct sans attendre le prince charmant. Non seulement la journaliste ne fait pas une lecture féministe de ce livre, mais elle passe sous silence la réaction d'une féministe bien connue, Francine Pelletier, à l'ouvrage, réaction incluse dans l'article.

Le 20 février, durant les Jeux Olympiques de Vancouver, la chroniqueuse rapporte que le Globe and Mail fait état des obstacles auxquels les femmes se heurtent en Russie et en Suède quand elles souhaitent faire du hockey. Quant aux frasques de Tiger Woods, qui ont défrayé l'actualité pendant cette période, Françoise Guénette n'a fait ni blagues, ni commentaires à ce sujet. Elle se contente de dire que les chroniqueurs de journaux croient à la sincérité des excuses du golfeur.

Il ne s'agit pas d'une analyse exhaustive, mais rien dans ce que j'ai entendu ne me permet de conclure que F. Guénette accorde une importance indue aux questions qui touchent les femmes. Rien non plus ne me permet d'avancer qu'elle adopte un parti pris féministe dans ses comptes rendus.

Les activités de la chroniqueuse en dehors de Radio-Canada

Le plaignant s'indigne du fait que Radio-Canada ait engagé Françoise Guénette alors qu'elle collaborait au magazine La Gazette des femmes. Comme il s'agit d'une revue féministe, cette embauche serait contestable en vertu de l'article suivant des Normes et pratiques journalistiques :

« Dans le recrutement et l'affectation de son personnel en information, l'entreprise doit tenir compte des activités ou associations personnelles, des opinions exprimées publiquement et des antécédents de chacun pour éviter qu'on perçoive, dans son activité professionnelle, du parti pris ou le risque d'influences indues. » (NPJ, III. Principes, 3)

La Gazette des femmes a été fondée en 1979 par le Conseil du statut de la femme, un organisme gouvernemental de consultation voué à défendre les intérêts et les droits des femmes. Selon les périodes, la publication a été résolument féministe ou plus ouverte à différents points de vue. La revue a traité de sujets tabous pour la cause féministe, comme la violence commise par les femmes et la « tendance pitoune » de femmes éduquées et informées. Cette orientation ne plait pas à toutes. Une crise s'ensuit et, en 2007, l'équipe de direction du magazine démissionne (article : Ramdam à La Gazette des femmes, Le Devoir, 19 juillet 2007).

Françoise Guénette a collaboré à La Gazette des femmes pendant une dizaine d'années. Elle y a écrit 16 articles, entre septembre 2001 et novembre 2008, alors qu'elle faisait la revue de presse à Radio-Canada. Elle a mis fin à cette collaboration en 2008, car elle avait trop de travail ailleurs. F. Guénette me dit qu'elle avait inscrite cette pige dans son curriculum vitæ au moment de son embauche à Radio-Canada. La gestionnaire qui l'a engagée ne travaille plus pour Radio-Canada.

Mme Guénette n'a jamais considéré qu'elle était en conflit d'intérêts, car ses articles dans La Gazette des femmes n'étaient pas des éditoriaux féministes, mais du journalisme classique rapportant des propos et faisant état de divers débats.

J'ai lu quelques-uns de ces articles et il s'agit dans bien des cas d'entrevues avec des féministes et non de prises de position. Dans l'article critiqué par le plaignant, Mon automne chez les vieux, la journaliste fait état des résultats d'une consultation publique sur les conditions de vie des aînés, consultation dans laquelle elle a agi en tant qu'animatrice d'assemblées. L'article est senti, écrit à la première personne, et rapporte les difficultés des personnes âgées. Elle termine en disant : « (…) je rêve de finir ma vie dans une maison de retraite pour vieilles féministes (…) », ce qui, pour M. Gélinas, est la preuve de son parti pris idéologique. Je dirais plutôt que Françoise Guénette ne cache pas qu'elle est et qu'elle a toujours été féministe, ce qui ne signifie pas automatiquement qu'elle se sert de sa plume de journaliste pour faire passer une quelconque idéologie. Françoise Guénette, rappelons-le, est une des fondatrices du magazine féministe La Vie en rose (1980-1987).

Toutefois, l'article intitulé La revanche de la femme de chambre et l'encadré qui l'accompagne me semblent tenir davantage du journalisme de combat : F. Guénette demande à la présidente de la Commission de l'équité salariale ce qu'elle pense du « brûlot antiféministe » du plaignant, André Gélinas : L'équité salariale et autres dérives et dommages collatéraux du féminisme au Québec. La critique de Rosette Côté, reproduite dans l'article, est cinglante. Jusque-là, Françoise Guénette cite l'opinion d'un acteur de l'actualité, mais dans l'encadré intitulé Mâle croisade, Mme Guénette signe en plus une critique très mordante du même livre d'André Gélinas. Cet encadré est du journalisme d'opinion.

Étant donné que Mme Guénette ne collabore plus à La Gazette des femmes, la question soulevée par le plaignant ne se pose plus. Beaucoup de collaborateurs de Radio-Canada ont un passé et, d'après ce que j'ai constaté, Françoise Guénette respecte les Normes et pratiques journalistiques dans l'exercice de ses fonctions à Radio-Canada.

Toutefois, le fait d'avoir collaboré à un magazine féministe et d'avoir travaillé en même temps pour Radio-Canada, entre 2001 et 2008, a pu créer une perception de parti pris sur les questions touchant les femmes abordées durant les revues de presse à Radio-Canada, et ce, en dépit de la prudence exercée par Françoise Guénette.

André Gélinas avance aussi qu'une autre activité de Mme Guénette, soit l'animation de grands débats publics, illustre son manque de neutralité. Françoise Guénette rétorque qu'elle a consulté des éthiciens là-dessus. Elle est convaincue qu'il n'y a pas de conflit d'intérêts entre son travail d'animatrice et sa revue de presse, car elle n'est pas intervieweuse à Radio-Canada. Elle ne peut donc se retrouver dans la délicate situation d'interviewer un organisme qui, par ailleurs, la rémunérerait en tant que modératrice de débat. Je n'ai pas l'intention d'émettre une opinion sur cette question dans le cadre de cette révision, car il me semble injuste de faire porter à Mme Guénette, à l'emploi de Radio-Canada une journée par semaine, le poids de cette réflexion. Surtout que des têtes d'affiches de Radio-Canada, qui travaillent à temps plein pour la Société, font également de l'animation rémunérée de colloques et de débats de toutes sortes.

Conclusion

En vertu de la liberté de presse, l'émission Première heure avait toute la latitude nécessaire pour refuser d'inviter l'auteur André Gélinas à parler de ses livres dénonçant le féminisme. Radio-Canada n'a pas manqué d'équilibre, ni d'équité dans ce dossier.

Rien ne me permet de conclure qu'il existe un parti pris féministe dans les revues de presse diffusées à l'émission Ça me dit de prendre le temps.

J'invite toutefois Radio-Canada à être vigilante, car, en vertu des Normes et pratiques journalistiques, les activités extérieures rémunérées des chroniqueurs ou des journalistes peuvent créer une perception de parti pris ou de conflit d'intérêts à l'antenne.

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Version PDF de la révision.

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