Biais de droite articles Équateur (Radio-Canada.ca)

Révision de Julie Miville-Dechêne, ombudsman | Services français

Sommaire

Le plaignant écrit que deux articles dans Radio-Canada.ca (Équateur - Rafael Correa dit gouverner encore, le 30 septembre 2010, et Équateur - Le continent se range derrière Correa, le 1 octobre 2010, sont biaisés.

Les deux articles respectent les Normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada.

Je n’ai pas détecté de biais implicite de droite dans les articles web d’archives que j’ai consultés sur d’autres pays d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale.

la plainte

Le 2 octobre 2010, M. Hugues Morin m’a fait parvenir cette plainte à propos de deux articles sur Radio-Canada.ca que vous pouvez lire aux adresses suivantes :

Équateur - Rafael Correa dit gouverner encore

Équateur - Le continent se range derrière Correa

« Il y a deux jours (jeudi 30 septembre au soir) - et hier encore (vendredi 1 octobre) - je notais quelque chose que je trouvais inquiétant dans deux articles publiés sur le site de la SRC. Hier matin, réellement dérangé par le ton et le biais de ces articles - qui sont biaisés de mon point de vue par leur attitude et non par la présence explicite d'un commentaire éditorial, ce qui est presque pire que si c'était clairement exprimé - je lançais la question sur mon blogue : "Mais depuis quand Radio-Canada a-t-elle perdu son objectivité pour adopter un discours subversif de droite?".

Ce matin, un lecteur - qui est un écrivain professionnel respecté de son milieu - lui aussi étonné, laissait un commentaire sur mon blogue, m'invitant à vous faire part de mon inquiétude formellement, d'où ce courriel.

Suite à sa suggestion, voici donc en résumé, ce qui m'a agacé et inquiété.

Je cite d'abord les 4 passages les plus patents :

"Le président socialiste de l'Équateur, Rafael Correa, a assuré jeudi soir qu'il gouvernait encore son pays malgré ce qu'il a qualifié de tentative de coup d'État plus tôt au cours de la journée..." (1)

"Le président Correa, reconnu comme un proche du président vénézuélien Hugo Chavez, rencontrait des policiers rebelles qui protestaient..." (2)

"Le chef de l'État a été confronté jeudi à un mouvement de révolte de policiers qu'il a assimilé à une tentative de coup d'État." (3)

"Le président socialiste de 47 ans est considéré comme proche du président vénézuélien Hugo Chavez." (4)

Les deux premières citations sont tirées respectivement du premier et troisième paragraphe d'un même article. La troisième et la quatrième citations sont tirées d'un article subséquent, publié le lendemain. Les articles sont, hum, anonymement signés "Radio-Canada" et une multitudes d'agences de presse.

Les articles en question étaient intitulés, au moment de leur consultation : "Équateur - Rafael Correa dit gouverner encore - Mise à jour le jeudi 30 septembre 2010 à 23 h 37" (extraits (1) et (2)) et "Équateur - Le continent se range derrière Correa - Mise à jour le vendredi 1 octobre 2010 à 7 h 23" (Extraits (3) et (4), tous deux dans la section nouvelles/international de www.radio-canada.ca.

Ma réaction/mon inquiétude :

Depuis quand notre réseau d'information national - financé par le gouvernement fédéral du Canada - utilise-t-il des phrases aussi subversives que celle-là? On sous-entendant à deux reprises dans les 3 premiers paragraphes d'un article d'actualités que c'est une mauvaise chose que d'avoir des politiques socialistes et de s'associer à Chavez? Et on répète ce procédé douteux quelques heures plus tard? Cet article n'est pas une analyse politique, c'est une information d'actualité! Pourquoi ce commentaire éditorial? Et je cherche toujours le rapport de Chavez avec la tentative de coup d'état en Équateur?!?!?

Je trouve que ça manque totalement d'éthique et d'objectivité. Et je me demande - sérieusement - depuis quand c'est la politique de Radio-Canada. Après tout, est-ce qu'on prend la peine de mentionner que des présidents comme untel un untel sont de droite dès que l'on a à écrire leur nom? Pourquoi le fait-on systématiquement avec les présidents de gauche... collant les noms de Chavez ou Castro, comme des synonymes de méchant ou d'ennemi public, à tous les gouvernements qui n'ont pas l'orientation politique des USA ou du Canada actuel? À Radio-Canada?? En sommes-nous vraiment rendu là au Canada, et, à la SRC en français, au Québec? Vraiment? C'est inquiétant.

Note: C'est le genre de chose qui n'étonne pas dans des réseaux comme Fox News, mais la SRC?

Autre observation sur ces extraits:

On est décidément timide à appeler un chat un chat. Par deux fois on laisse croire qu'il n'y a pas eu de coup d'état et que c'est une interprétation du président Correa... "qu'il a qualifié de tentative de coup d'État" ... puis... "qu'il a assimilé à une tentative de coup d'État..."

Rappel de quelques faits:

  • Le congrès ait été investi par la police rebelle.
  • On a attaqué, blessé puis séquestré le président.
  • Des échanges de coups de feu ont eu lieu entre policiers rebelles, policiers en fonction et forces armées.
  • L'aéroport de Quito a été occupé.
  • Il y a eu deux morts.

Question: ça prendrait quelle genre d'action pour convaincre les journalistes de la SRC et des agences de presse d'appeler ça une tentative de coup d'état au lieu de laisser croire que c'est l'imagination du président? (…) »

Deux jours plus tard, M. Soleiman Mellali, rédacteur en chef à l’Internet et Services numériques, répondait au plaignant :

« Merci de nous avoir fait parvenir votre commentaire. Vous le qualifiez vous-mêmes de billet d'humeur. C'est donc un article d'opinion que nous l'avons lu avec l'intérêt que nous portons à tous les commentaires de nos internautes.

Pour notre part, nous offrons un site d'information en continu qui ne laisse aucune place à l'opinion, nous nous efforçons donc de relater les faits le plus objectivement possible.

Vous avez cru déceler un ton et un biais dans nos articles concernant le président de l'Équateur, Rafael Correa et vous posez la question : "Mais depuis quand Radio-Canada a-t-elle perdu son objectivité pour adopter un discours subversif de droite?"

Vous estimez que nos articles sont biaisés "par leur attitude et non par la présence explicite d'un commentaire éditorial".

J'avoue que je ne vois pas ce que vous voulez dire par "attitude" à propos d'un article et si vous n'y avait pas trouvé de commentaire éditorial, je vois encore moins où est le problème.

Les passages que vous citez sont d'ailleurs représentatifs de notre travail en ce sens qu'il ne laisse pas de place au commentaire éditorial. Nous reprenons les faits au mieux de notre connaissance. Ces passages montrent bien que nous ne reprenons pas à notre compte les affirmations, opinions et commentaires des uns et des autres, nous les citons et c'est au lecteur de se faire une opinion.

Nous situons politiquement le président Rafael Correa pour une meilleure compréhension du contexte et nous n'hésitons pas à le faire lorsqu'il s'agit d'un homme politique de droite.

Cela dit, en quoi, serait-ce subversif d'écrire que M. Correa est socialiste et proche de son homologue vénézuélien.

Lorsque nous avons écrit en titre "Le continent se range derrière Correa" à propos des ministres des Affaires étrangères de l'UNASUR qui apportaient leur soutien au président Rafael Correa, était-ce un commentaire pro-Correa ou était-ce subversif? Nous croyons que dans les deux cas, ce sont les faits.

M. Correa qualifie les événements de tentative de coup d'État. Nous le citons. C'est tout. Pourquoi serait-ce subversif ou insidieux? Nous comprenons, votre billet étant un article d'opinion, que vous considérez et affirmez qu'il s'agissait d'un coup d'État. De notre côté, n'étant pas sur place et n'ayant aucun parti pris, nous choisissons de rapporter les opinions des deux parties afin que les internautes se fassent leur propre opinion.

C'est ainsi que nous citons le président Correa mais nous expliquons aussi que les policiers rebelles protestaient contre une loi supprimant le versement de certaines de leurs primes à l'ancienneté et nous ajoutons que la télévision locale a diffusé des images d'une vaste foule qui acclamait le président, etc.

En estimant que nos phrases sont subversives et en affirmant que nous sous-entendons "que c'est une mauvaise chose que d'avoir des politiques socialistes et de s'associer à Chavez", vous nous faites là un procès d'intention que nous récusons. Et nous ne voyons pas du tout en quoi nous avons fait preuve d'un manque total d'éthique et d'objectivité.

D'autre part, nos articles ne sont pas anonymes et l'absence de signature s'explique. Nous sommes un site d'information en continu et une même nouvelle peut être rédigée à 4h 30 du matin par un de nos journalistes, revue par son chef de pupitre, puis actualisée tout au long de la journée par d'autres journalistes et révisée par un autre chef de pupitre et ce, jusqu'à minuit. Il serait donc fastidieux, peu utile et peut-être même incompréhensible pour nos lecteurs de trouver en bas d'un article cinq ou 6 noms de journalistes.

Quant aux agences de presse, nous les citons par souci de transparence en ce qui concerne nos sources, étant donné que (comme pour l'Équateur par exemple) nous ne sommes pas sur place. (…) »

Cette réponse n’a pas satisfait M. Morin. Il m’a demandé d’entreprendre une révision après avoir transmis une longue réplique, dont voici un extrait :

« (...) Si rappeler "l'alliance" de M. Correa avec son homologue vénézuelien est simplement de le situer politiquement pour une meilleure compréhension du contexte, je me demande alors pourquoi on le fait systématiquement à chaque fois que l'on parle du président équatorien. J'avais souligné la présence de cette référence dans les deux articles récents sur site de la SRC, or si on effectue une recherche sur Rafael Correa dans la section Nouvelles du site, on tombe inévitablement sur cette référence contextuelle. Par exemple, elle apparaît aussi dans l'article "Victoire assurée pour Correa" d'avril 2009 ("La décision de cet allié d'Hugo Chavez de... ").

Or il n'est pas vrai que ce genre de mise en contexte par association est pratiqué sur le site de la SRC pour les leaders dont les politiques sont de centre ou de droite. En faisant la recherche dans la même section Nouvelles du site pour Alan Garcia (Pérou), Sebastian Pinera (Chili), Laura Chinchilla (Costa Rica), Juan Manuel Santos (Colombie) ou d'autres leaders d'ailleurs dans le monde, aucun document ne mentionne la proximité d'idées avec d'autres leaders comme c'est le cas avec les dirigeants socialistes.

Fait intéressant : En effectuant une recherche sur Evo Morales (Bolivie), on tombe inévitablement sur des articles mentionnant son "alliance" avec le président Chavez. Par exemple, dans "Morales Triomphe", de décembre 2009 ("Allié du président Hugo Chavez, Evo... "). (…) »

la révision

L’exactitude

Tout comme le rédacteur en chef Soleiman Mellali, j’estime qu’il n’y a aucune inexactitude dans les articles en cause. L’exactitude est ainsi définie dans les Normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada :

« L’information est fidèle à la réalité, en aucune façon fausse ou trompeuse. (…) » (NPJ, III. Principes, 2)

Le président de l’Équateur, Rafael Correa, prêche ce qu’il qualifie de « socialisme du 21e siècle ». C’est un proche du président vénézuélien Hugo Chavez. Radio-Canada a respecté les règles du métier en attribuant à Correa l’idée qu’il était « victime d’un coup d’État », car il n’est pas certain que la révolte policière du 30 septembre était véritablement une tentative de renversement du pouvoir. On sait que les policiers se sont révoltés à cause de la suppression de toute une série de primes, et que le président a choisi d’aller les affronter en personne dans leur caserne en les mettant au défi de le tuer. Au dire de Rafael Correa, il existait bel et bien un complot pour l’assassiner. Toutefois, il n’y a pas de consensus parmi les analystes :

« Si la crise a créé la surprise, l’hypothèse d’un "coup d’État" ne convainc pas tout le monde. », Le Monde, 2 octobre 2010.

« Coup de chaleur, coup d’essai ou coup d’État? », demande Le Monde diplomatique, 1er octobre 2010.

Un article sur un pays lointain et peu connu du grand public canadien, comme l’Équateur, se doit de donner un peu de contexte quand des crises surviennent. L’Équateur fait partie de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) que Correa a qualifiée de plateforme politique en s’y joignant en 2009. Un bloc antilibéral, antiaméricain, qui réunit notamment le Venezuela, la Bolivie, Cuba et le Nicaragua. Il s’agit d’un axe d’influence important dans cette région du monde. D’ailleurs, le 30 septembre, Hugo Chavez a été un des premiers à réagir en écrivant sur Twitter : « Ils essaient de renverser le président Correa. Alerte aux peuples de l’Alliance bolivarienne! Alerte aux peuples de L’Unasur! Vive Correa! ».

Dans les articles en cause, le contexte régional me semble d’autant plus important que deux autres dirigeants de gauche ont eux-mêmes été les cibles de tentatives de coups d’État ou de putschs : Hugo Chavez, en 2002, et Manuel Zelaya du Honduras en 2009.

Un biais de droite implicite?

Je n’ai aucune raison de croire que Radio-Canada a stigmatisé un président de gauche, en l’associant à Hugo Chavez dans ses articles web.

La critique du plaignant est plus étendue. Il estime que Radio-Canada a davantage tendance à étiqueter les politiciens « de gauche » que ceux « de droite ». Cet étiquetage systématique des régimes socialistes serait donc un biais implicite, d’après lui. M. Morin estime aussi que Radio-Canada.ca ne fait pas ce genre d’association entre dirigeants de droite en Amérique latine.

Afin d’évaluer le bien-fondé de la plainte, j’ai lu les récents articles archivés de Radio-Canada.ca sur les différents pays d’Amérique centrale et du Sud. Je n’ai pas la prétention d’avoir réussi à repérer sur la toile tous les articles pertinents.

Équateur : J’ai trouvé deux articles politiques sur ce pays. Le premier, Victoire assurée pour Correa (27 avril 2009), mentionne que le président équatorien est « un allié d’Hugo Chavez ». Le deuxième, intitulé Tensions entre Washington et Quito (18 février 2009), ne fait pas cette association :

« Les relations entre Quito et Washington ont été relativement bonnes depuis l’élection du président socialiste Rafael Correa, en 2007. Cela détonne par rapport aux relations tendues avec les gouvernements de gauche bolivien et vénézuélien. Toutefois, certains observateurs estiment que le président Correa tente d’afficher une indépendance à toute influence extérieure, alors qu’approche l’élection présidentielle de 2010. »

Bolivie : Des sept articles d’archives, deux mentionnent qu’Evo Morales est un président de gauche ou socialiste. Élections régionales en Bolivie - Succès mitigé pour Morales (5 avril 2010), Un terrain d’entente (21 octobre 2008). Un seul autre indique son alliance avec Hugo Chavez :

« Allié du président vénézuélien Hugo Chavez, Evo Morales s’inscrit dans le courant de gauche radicale d’Amérique latine. Le pays est notamment membre de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA), un bloc antilibéral fondé par le Venezuela et Cuba en 2004 ». (Morales triomphe, le 7 décembre 2009)

Quatre articles sur le président Morales passent sous silence son idéologie, mais il y a deux mentions de son origine indigène. Victoire de Morales (14 avril 2009), Morales nationalise une pétrolière (24 janvier 2009), Vers une nouvelle constitution (25 janvier 2009), Nouvel accrochage avec les États-Unis (3 novembre 2008).

Pérou : Dans les deux articles repérés : Affrontements meurtriers en Amazonie (6 juin 2009) et Crise sur fond de pots-de-vin (11 octobre 2008), la tendance politique du président Alan Garcia n’est pas spécifiée.

Chili : Les quatre articles archivés mentionnent tous que le candidat, puis président, Sebastian Pinera est de droite : Virage à droite (14 décembre 2009), Retour de la droite (18 janvier 2010), Dans la crainte d’un tsunami (12 mars 2010).

« L’élection de Pinera, qui est âgé de 60 ans, marque un virage à droite significatif dans une Amérique latine où toute une génération de dirigeants socialistes ou de centre gauche, sont au pouvoir, du Venezuela à l’Argentine, en passant par le Brésil. »

Le carnet de l’analyste François Brousseau, du 15 octobre 2010, Chili : un chef-d’œuvre de relations publiques :

« Et puis dans les jours qui suivent, lui, l’homme de droite, le milliardaire capitaliste, élu par 51 pour cent des voix – la moitié bourgeoise et conservatrice du pays. »

Colombie : Dans les deux articles, datés du 8 août 2010, Venezuela-Colombie - Chavez et Santos en tête-à-tête et Venezuela-Colombie - Chavez et Santos veulent dénouer la crise, aucune mention n’est faite de l’idéologie de Juan Manuel Santos ou d’Hugo Chavez. Il est seulement question du différend entre les deux pays, datant des accusations de l’ex-président Alvaro Uribe envers le Venezuela, de donner asile à des membres des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Dans l’article Présidentielle colombienne Juan Manuel Santos triomphe, Santos n’est pas qualifié d’homme de droite, mais on dit qu’il va défendre l’héritage de son prédécesseur, soit une politique de fermeté avec la guérilla, et on rappelle qu’il est issu d’une des plus puissantes familles à la tête d’un empire médiatique.

Costa Rica : Un article, Costa Rica - Chinchilla présidente (7 février 2010), dans lequel on lit que Laura Chinchilla est une social-conservatrice opposée à l’avortement et au mariage gai.

Je suis consciente qu’il ne s’agit que d’une poignée d’articles, mais rien ne prouve en les lisant que Radio-Canada.ca a un biais implicite de droite. Parfois, l’idéologie d’un président est mentionnée, parfois elle ne l’est pas, et parfois elle est évidente à cause du contenu même de l’article.

Je ne crois pas, par ailleurs, que le plaignant puisse reprocher à Radio-Canada.ca de ne pas faire d’association entre les régimes de droite d’Amérique du Sud, car ils ne font pas partie d’un regroupement régional comparable à l’Alliance bolivarienne.

Le plaignant écrit aussi que Radio-Canada ne fait pas toujours les rappels et les liens qu’il faut quand il est question de politiciens de droite en Occident. Je n’ai pas la prétention de répondre à une question aussi vaste dans cette révision. Pure coïncidence : au moment où je révisais cette plainte, Toronto se choisissait un nouveau maire de droite. Les analyses et commentaires que j’ai entendus à l’antenne sur Rob Ford, le maire élu, insistaient sur le conservatisme de ce politicien controversé.

La plainte de M. Morin a le mérite de rappeler aux journalistes que quelle que soit l’idéologie d’un gouvernement, qu’il est important de fournir objectivement et sans préjugé le contexte nécessaire aux lecteurs ou à l’auditoire.

Conclusion

Les deux articles de Radio-Canada.ca sur le président de l’Équateur, Rafael Correa, respectent les Normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada.

Je n’ai pas détecté de biais implicite de droite dans les articles web d’archives que j’ai consultés sur d’autres pays d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale.

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Version PDF de la révision.

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Twitter : @ombudsmanrc