Entrevue du président Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (RDI)

Révision de Julie Miville-Dechêne, ombudsman | Services français

Sommaire

Le plaignant estime que l'animateur Simon Durivage a fait preuve de partialité et d'agressivité dans son entrevue avec le président de la Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Mario Beaulieu.

L'animateur a mené une entrevue très serrée avec son invité, il l'a interrompu plusieurs fois. Toutefois, il n'était pas agressif ou impoli.

L'entrevue reste dans les limites des Normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada.

LA PLAINTE

Le 15 juin 2009, M. Michel Sirois m'a fait parvenir une plainte au sujet d'une entrevue menée par l'animateur Simon Durivage avec le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB) :

« Je désire vous soumettre ma réaction et ma plainte concernant le traitement de l'entrevue du journaliste RDI vers 10 h 10, ce 15 juin 2009; ce journaliste interviewait M. Mario Beaulieu de la SSJB.

Le sujet du renvoi (présumé) par une société ayant son adresse au même endroit que celle de la SSJB de deux groupes anglophones engagés pour jouer lors des festivités de la Fête nationale dans Rosemont m'a coupé le souffle; le journaliste attaquait fréquemment M. Mario Beaulieu, président de la SSJB, lui coupait la parole, parlait d'association d'associations (!) ayant pour but de négliger la population, d'une ville ayant 45% à 50% de population non francophone, et j'en passe.

Je demeure avec le goût très amer d'une entrevue partiale menée par un journaliste moins crédible et ignorant que Montréal est désignée, dans sa charte, ne lui en déplaise, comme une VILLE FRANÇAISE; en tout cas, il n'a rien fait pour le faire savoir à son auditoire. Pourquoi ne citer que le journal The Gazette? Pourquoi avoir adopté ce ton agressif et si peu respectueux des réponses de son invité qui lui faisait part, notamment des nombreux spectacles produits dans le quartier Parc-Extension? Peut-il exister, dans Montréal, d'autres vues sur la Fête nationale que celles ayant cours dans Notre-Dame-de-Grâce?

J'estime que M. Beaulieu a été injustement traité dans cette entrevue et que le journaliste n'a fait aucune place à sa réponse principale à l'effet que c'était le producteur privé qui était en cause, et non la SSJB; j'estime aussi avoir été mal informé et que ce journaliste avait un parti pris. Cette entrevue faisait contraste avec le respect journalistique démontré par les journalistes de TVA qui interviewaient M. Beaulieu vers 10 h 30 à la chaîne 39. »

Le 30 juillet, la directrice, Traitement des plaintes et affaires générales, au Service de l'information, Mme Geneviève Guay, lui a envoyé cette réponse :

« (…) Au début de l'entrevue, il [Simon Durivage] a d'abord cherché à comprendre quel avait été le rôle joué par la Société Saint-Jean Baptiste dans la décision (présumée) de l'Organisation culturelle Louis-Hébert de contremander deux artistes anglophones prévus au spectacle « L'autre St-Jean ». C'est pourquoi il a posé des questions sur les liens entre l'Organisation Louis-Hébert et la SSJB, notamment en nous apprenant que les deux organismes partageaient la même adresse.

Visiblement à cette heure-là, ni M. Beaulieu, ni M. Durivage n'étaient au courant du fait que le Conseil d'administration de l'Organisation Louis-Hébert n'avait pas été consulté et n'avait donc jamais vraiment pris de telle décision. Cette information n'a été connue que plus tard.

Au cours de la deuxième partie de l'entrevue, M. Durivage a cherché à comprendre quelle était la position exacte de la SSJB sur la participation d'artistes anglophones à la Fête nationale. L'interviewer a constaté certaines hésitations et même un manque de clarté dans les réponses de son invité. Il a donc insisté un peu pour obtenir une position claire et a adopté l'attitude de ce qu'on appelle, dans le métier d'interviewer, la position de l'avocat du diable. Cette technique consiste à prendre la contrepartie des propos de l'invité, en lui opposant les arguments de ses adversaires politiques. En général, cette technique aide le téléspectateur à comprendre plus clairement les positions de l'invité. Et si l'invité offre des réponses solides, il y a de bonnes chances que cela soit à son avantage.

Dans une entrevue de ce type, il y a bien sûr une étiquette et un dosage à respecter. Pour bien jouer son rôle d'avocat du diable, tout en restant calme et poli, l'interviewer peut reformuler sa question, parfois plus d'une fois, pour s'assurer que l'invité a bien répondu à tous les arguments. En travaillant de cette façon, l'interviewer ne fait pas preuve de parti pris. Il fait simplement son travail.

Nous estimons que c'est bel et bien le rôle d'un bon interviewer de poser des questions difficiles et de s'assurer que les réponses aux questions posées seront claires et concrètes.

Les journalistes et les animateurs des émissions d'information de Radio-Canada sont tenus à la plus stricte neutralité politique et nous ne croyons pas qu'ils tentent d'influencer leur public en faveur d'un parti politique ou d'un autre. Parce que nous avons observé attentivement leur travail pendant des années et que nous continuons à le faire, nous avons une grande confiance dans l'engagement à la neutralité de nos journalistes animateurs (…) »

Cette réponse n'a pas satisfait M. Sirois, qui a répliqué le 12 août :

« (…) il me semble, entre autre, que quand l'on brandit des feuilles dans les airs et au visage d'un interlocuteur et qu'on lui coupe la parole de surcroît, les bornes du comportement journalistique sont largement dépassées. Je suis profondément interpellé par un comportement journalistique aussi cavalier et injuste. (…) »

LA RÉVISION

L'entrevue en direct est un art difficile. L'intervieweur tente d'obtenir, en quelques minutes à peine, de véritables réponses à ses questions, sans être complaisant ou agressif. L'équilibre entre ces deux pôles est ardu.

Voici les principes généraux contenus dans les Normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada, qui s'appliquent à la conduite d'entrevues :

« Les animateurs, les animatrices et les intervieweurs doivent traiter équitablement leurs invités. Ils ne devraient pas se montrer critiques ou exigeants à l'égard des uns et conciliants et sympathiques à l'égard des autres.

Il est aussi capital, pour garder la crédibilité de leurs propos, que les animateurs, les animatrices et les intervieweurs s'abstiennent d'engagement personnel, non seulement lorsqu'ils s'adressent au public mais encore dans leur façon d'animer une discussion ou dans le choix de leurs questions. »

(NPJ, IV, B, 1, 1.1)

En vertu des Normes,« traiter équitablement » ses invités signifie aussi les traiter avec « justice et dignité ». (NPJ, III, 2)

Une entrevue très serrée

L'entrevue de Simon Durivage dure un peu plus de cinq minutes. Elle est très serrée. Il est vrai que l'animateur interrompt plusieurs fois son invité pour poser des questions ou réagir à ses propos. Simon Durivage admet qu'il a souvent coupé la parole à son interlocuteur. Il explique que les réponses de Mario Beaulieu lui paraissaient longues, répétitives et parfois évasives. Il voulait avoir le temps de le confronter aux questions de fond. Contrairement au plaignant, je n'ai pas trouvé que Simon Durivage était agressif ou impoli.

Malgré les interruptions, l'intervieweur a amplement donné le temps à son invité d'expliquer sa position[1]. Il l'a effectivement confronté à l'apparente contradiction entre la volonté de se montrer plus accueillant envers les minorités et l'exclusion de musiciens anglophones.

Rappelons que, cette journée-là, la ministre libérale Christine St-Pierre, le Parti québécois, le Bloc québécois, l'animateur Guy A. Lepage, l'ex-député péquiste Jean-Pierre Charbonneau, bref, bien du monde n'était pas d'accord avec la SSJB. À bien des égards, Simon Durivage a fait écho à leurs arguments. Ce n'est pas de la partialité. C'est le rôle d'un intervieweur de confronter son invité aux arguments de ceux qui ne pensent pas comme lui.

Le plaignant se demande pourquoi Simon Durivage a précisé que l'Association culturelle Louis-Hébert et la SSJB partageaient la même adresse. Les questions directes de l'animateur sur les liens entre les deux organismes ont permis de savoir qu'il y avait des membres de la SSJB dans l'Association culturelle locale et que la SSJB jouait un grand rôle dans l'organisation des célébrations de la Saint-Jean, même si, techniquement, c'était un autre organisme qui chapeautait la Fête nationale. Ces questions m'ont semblé pertinentes, car on se demandait ce matin-là qui avait vraiment pris la décision controversée de contremander la prestation de deux groupes montréalais chantant en anglais. On a d'ailleurs su, quelques heures plus tard, que le vice-président de l'Association culturelle Louis-Hébert, favorable à l'exclusion des musiciens anglophones, ne parlait pas au nom du reste de l'Association. Sa décision a été renversée. Manifestement, Mario Beaulieu n'était donc pas sur la même longueur d'onde que l'association locale.

Le ton de l'entrevue

J'ai visionné plusieurs fois l'échange afin d'évaluer le ton et le langage corporel de Simon Durivage. L'intervieweur n'a pas brandi de feuilles au visage de son interlocuteur, comme l'écrit M. Sirois, mais il est expressif et il a utilisé ses bras et ses mains pour ajouter de l'emphase à ses questions. Simon Durivage a souri à quelques occasions en résumant la position de la SSJB, par exemple, en concluant ainsi une question :

« (…) enfin, la minorité la plus importante est anglophone, et vous lui fermez la porte, vous lui dites, vous les invitez, puis après, vous leur dites, on veut plus vous voir. »

Est-ce que ce sourire signifie qu'il se moque du point de vue de Mario Beaulieu? Je ne crois pas. J'ai remarqué, au fil des ans, que Simon Durivage sourit ou amorce souvent un rire à l'antenne quand il est surpris par le propos d'un invité ou qu'il ne comprend pas la logique d'une position, quelle qu'elle soit.

L'animateur a développé un style plutôt informel, empreint de spontanéité.

MARIO BEAULIEU : « (…) c'est un organisme sans but lucratif qui organise une fête dans le quartier Rosemont─Petite-Patrie à qui on a voulu imposer des groupes en anglais. (…) »

SIMON DURIVAGE : « Mais imposer! Pourquoi imposer? Pourquoi pas ouvrir la porte à nos compatriotes anglophones? »

Cette dernière réplique, lancée avec conviction, peut donner l'impression que l'animateur quitte son rôle d'observateur et se lance dans l'arène pour défendre l'ouverture envers ses compatriotes anglophones. Mais je ne crois pas que cette question, si directe soit-elle, contrevient aux Normes et pratiques journalistiques. Un journaliste vivant à Montréal depuis 40 ans ne peut être complètement détaché, coupé de la réalité.

Un bémol : l'animateur s'est senti attaqué par Mario Beaulieu, qui accusait certaines personnes, sans les nommer, de « monter en épingle » la controverse.

Simon Durivage n'avait pas à se sentir attaqué et à s'offusquer s'il fait son travail. Voici l'échange en question :

MARIO BEAULIEU : « (…) écoutez, c'est un problème dans une fête de quartier, où il y a eu un problème de communication entre le sous-traitant et l'organisme qui le fait, et là, c'est monté en épingle, c'est déformé. »

SIMON DURIVAGE : « Monté, ben, je m'excuse monsieur, moi je monte rien en épingle ce matin, mais on se pose des questions, on se pose des questions. »

MARIO BEAULIEU : « Je vous accuse pas non plus, je suis là justement pour clarifier (…) »

Simon Durivage m'explique qu'il s'est senti visé par les propos de Mario Beaulieu et qu'il tenait à dire au public qu'il ne prenait pas parti dans ce dossier.

Conclusion

CONCLUSION

L'animateur a mené une entrevue très serrée avec son invité, il l'a interrompu plusieurs fois. Toutefois, il n'était pas agressif ou impoli. Il n'a pas outrepassé son rôle.

L'entrevue reste dans les limites des Normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada.

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ANNEXE 1

Transcription de l'entrevue de Simon Durivage, le 15 juin 2009, avec Mario Beaulieu.

SIMON DURIVAGE : « Des musiciens anglophones de Montréal invités à participer au spectacle de l'autre Saint-Jean dans le quartier Rosemont ont finalement été exclus de l'événement à la demande de l'Association culturelle Louis-Hébert qui organise la soirée. J'en ai discuté un peu plus tôt avec le président de la SSJB, Mario Beaulieu : »

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MARIO BEAULIEU : « Oui, bonjour. »

S. D.: « D'abord, l'autre Saint-Jean, c'est quoi l'autre? Pourquoi l'autre Saint-Jean? Il y a une grande fête de la Saint-Jean. »

M. B. : « C'est une compagnie, ou en tout cas un organisme, qui a été créée par le producteur, en fait c'est l'Association culturelle Louis-Hébert qui est un organisme sans but lucratif, qui organise des fêtes de quartiers depuis une quinzaine d'années qui est au Parc Molson, tout ça, qui ont présenté un projet au Comité de la Fête nationale, qui a été accepté, et qui comportait pas de partie en anglais. Premièrement, il est pas question de rejeter les anglophones, tout ça, ça, je trouve ça presque diffamatoire, la question c'est la langue. »

S. D. : (Interruption) « On les a exclus ou pas? On les a exclus ou pas? »

M. B : « C'est ça, de toutes façons, y ont pas… c'est le producteur. L'Association culturelle Louis-Hébert, a engagé un producteur, un sous-traitant qui, lui, a modifié la programmation de façon et a voulu faire un coup de publicité en annonçant une fête bilingue dans Rosemont─La Petite-Patrie. Ça a suscité des réactions. Puis là, nous, on a rien contre qu'il y ait parfois, et ça existe, c'était pas un précédent. Y a de la musique en anglais dans Westmount, dans différents quartiers dans l'ouest ou ailleurs, mais… »

S. D : (Interruption) « À Rosemont, à Rosemont. »

M. B : « À condition que ça soit un clin d'œil à d'autres cultures. Mais là, c'était pas un clin d'œil, c'était deux parties de 25 minutes, qui étaient complètement en anglais. L'Association culturelle Louis-Hébert, quand on les a appelés pour vérifier, on dit, on est pas au courant de ça, y étaient surpris, alors, ils se sont réunis, le conseil d'administration puis y ont dit, c'était pas le projet initial. »

S. D. : « C'est vous, ben écoutez, la SSJB qui avez fait pression… »

M. B. : « On n'a pas fait pression, c'est le comité de la Fête nationale qui est distinct de la Société, mais en tout cas, la Société organise les Fêtes nationales depuis 175 ans mais maintenant c'est des organisations distinctes, mais apparentées. Nous, quand on a vu ça, on a été surpris, parce que bon… on a contacté la compagnie C4 et l'Association culturelle Louis-Hébert, y nous ont dit, c'est pas ça. »

S. D. : « Excusez-moi mais l'Association culturelle Louis-Hébert, l'adresse civique c'est 82 ouest rue Sherbrooke, la même adresse que la SSJB, vous vous téléphonez pas?

M. B. : « C'est ça, ça se peut, c'est des bénévoles, mais ça, c'est l'adresse postale, parce qu'il y a des gens qui sont à la Société, j'étais même pas au… »

S. D. : « C'est très collé à la SSJB. »

M. B. : « Il y a des membres qui sont dans la SSJB, il y en a qui le sont pas, moi, j'ai déjà été, c'est un organisme, vous savez, les fêtes de quartiers, c'est fait par des organisations bénévoles. »

S. D. : « Est-ce que c'était pas une belle occasion de montrer qu'on est ouvert, qu'on est ouvert à l'autre moitié de Montréal? »

M. B. : « Ce qui est un peu paradoxal, c'est que l'Association culturelle Louis Hébert a fait la première Fête nationale dans Parc-Extension et se spécialise justement dans des fêtes pour inclure les nouveaux arrivants, inclure les gens de toutes origines, par contre, ça veut pas dire qu'ils veulent faire des fêtes bilingues. On s'entend que le 24 juin, la journée de la Fête nationale, on privilégie la chanson en français, bon, ça veut pas dire qu'il a des clins d'œil… »

S. D. : « Puis, on va demander à un Sri Lankais, à un Jamaïcain ou à un Russe de chanter en français? »

M. B : « Non, mais il y en a qui chantent en français. »

S. D : (Interruption) « C'est quoi l'affaire? »

M. B : « Il y en a beaucoup qui chantent, qui se font un plaisir de venir chanter en français, il y a des groupes de toutes origines qui font de la musique en français. Quand Nanette Workman, Jim Corcoran, viennent chanter, y chantent en français, y peut y avoir des petits bouts en anglais, on est pas contre ça, mais de faire une fête, là, écoutez, vous avez, c'est plus qu'une demi-heure, mais en fait c'est un producteur qui a voulu imposer des groupes en anglais. »

S. D : « Mais c'est, mais c'est… »

M. B : « C'est Rosemont─Petite-Patrie. »

S. D : « C'est hautement politique, vous le savez comme moi, qu'en politique, la perception c'est la réalité, monsieur, et là, voilà que vous coupez des ponts avec l'autre moitié de Montréal. On est pas à Chicoutimi, là, on est à Montréal. Montréal est quand même à 40, 45 pour cent non francophone, et là, la majorité, l'autre majorité est anglophone, enfin la minorité la plus importante est anglophone, et vous lui fermez la porte, vous lui dites, vous les invitez, puis après, vous leur dites, on veut plus vous voir. »

M. B : « Premièrement, c'est pas nous, on n'a pas coupé de ponts, c'est un organisme sans but lucratif qui organise une fête dans le quartier Rosemont─Petite-Patrie à qui on a voulu imposer des groupes en anglais. Les gens, ils savaient même pas, il y en a qu'on a appelés. »

S. D : « Mais imposer! Pourquoi imposer? Pourquoi pas ouvrir la porte à nos compatriotes anglophones. »

M. B : « On peut ouvrir, de toute façon, il y en a dans ces fêtes-là des gens de toutes origines, ce qui est vraiment intéressant, justement le 24 juin, c'est que ça peut se faire en français, mais c'est sûr que, il y a les fêtes, que ce soit dans l'ouest, ou qui se passent en anglais, on a rien contre ça, ils sont subventionnées. »

S. D. : « Mais, êtes-vous conscient que vous ouvrez encore la porte à de la critique, au Canada anglais, c'est incroyable ce qu'on va écrire là-dessus. »

M. B : « Je pense qu'il y a des gens qui ont voulu… »

S. D : « Puis à Montréal, la Gazette demain va écrire des choses. »

M. B : « Même aujourd'hui, je peux vous dire. »

S. D : « Vous pouvez pas comprendre ça? »

M. B : « On peut pas éviter ça, je veux dire, il y en a qui ont profité de ça, qui ont sorti ça dans les médias. »

S. D : « Qui ont essayé de saboter la fête, c'est tu ça? »

M. B : « Pas qui ont essayé de saboter la fête. Sauf que, écoutez, c'est un problème dans une fête de quartier, où il y a eu un problème de communication entre le sous-traitant et l'organisme qui le fait, et là, c'est monté en épingle, c'est déformé. »

S. D : « Monté, ben, je m'excuse monsieur, moi je monte rien en épingle ce matin, mais on se pose des questions, on se pose des questions. »

M. B : « Je vous accuse pas non plus, je suis là justement pour clarifier, puis moi, je pense, il faut comprendre, il y a eu beaucoup de réactions, des gens qui ont appris ça, c'est normal, le 24 juin. »

S. D : « C'est tout le temps qu'on a monsieur. Merci infiniment d'être venu nous parler. Merci monsieur Beaulieu. »

M. B : « Merci. »

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