Les journalistes ont-ils une déontologie?

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Un grand dossier sur l’éthique et la déontologie journalistiques dans le magazine français Sciences Humaines.

Par Xavier Molénat

La déontologie est à la mode dans de nombreux milieux professionnels. Mais, au-delà des discours, a-t-elle transformé les pratiques ? L'exemple du journalisme montre qu'il y a loin de la coupe aux lèvres.

Coachs, généalogistes, bibliothécaires, professions des musées... Il n'est guère de métiers qui, à travers leurs syndicats ou leurs associations, n'aient aujourd'hui édicté leur propre « code de déontologie », affichant les quelques grands principes que les professionnels s'engagent à respecter dans le cadre de leur activité. On sait cependant peu de chose sur cette « mode » de la déontologie, que ce soit sur son étendue (tous les champs professionnels sont-ils touchés et à quel degré ?) ou sur ses raisons : augmentation des litiges avec le public, appelant une régulation interne ? Stratégie commerciale visant à afficher le sérieux des prestations fournies ? Nécessité de marquer la spécificité d'un métier, en se démarquant ainsi d'éventuels charlatans ?

Toujours est-il que ce mouvement est profondément ambigu, car les codes ainsi élaborés n'ont souvent de déontologique que le nom. La spécificité de la déontologie, au sens strict, ne tient pas au fait de traduire en devoirs professionnels des « valeurs morales à vocation universelle » (probité, honneur, désintéressement...), ce que l'on retrouve aussi dans l'éthique professionnelle.

Elle tient au mode de sanction des manquements constatés, qui est le fait d'« instances reconnues au sein des groupements professionnels (...).

La suite de cet article de Sciences Humaines au bout de ce lien.

Pour me joindre :

ombudsman@radio-canada.ca

Twitter : @ombudsmanrc