« Le trou noir de l'information » : comment être journaliste sous l’ÉI ?

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Nissam Ibrahim, première femme à être assassinée par l'EI pour ses activités journalistiques, dénonçait les exactions commises par le groupe djihadiste à Raqqa, le fief syrien de l'Etat islamique où elle vivait. Tiré du site web de l’hebdomadaire L’Obs.

Par Sarah Diffalah

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Combien sont-ils, comme Nissam Ibrahim, exécutée par l'EI, à braver la peur pour continuer à informer le monde sur les exactions du groupe djihadiste ?

Nissam Ibrahim se savait menacée mais n'a jamais cessé de témoigner des conditions de vie à Raqqa où elle vivait, le fief syrien de l'Etat islamique (EI), et de dénoncer les exactions commises par le groupe djihadiste. L'activiste anti-EI de 30 ans, de son vrai nom Ruqia Hassan, a été exécutée par les djihadistes pour "espionnage". Arrêtée vraisemblablement en août 2015, elle a été tuée en octobre, mais sa famille n'en a été informée que le 3 janvier 2016. Elle est la première femme à être assassinée par l'EI pour ses activités journalistiques.

Elle faisait partie d'une poignée de militants qui continuent d'informer le monde, à travers les réseaux sociaux, sur la situation dans la capitale auto-proclamée syrienne de l'EI. Depuis le début du soulèvement d'une partie de la population syrienne en mars 2011, ils sont les seuls témoins de ce qui se passe, là où les journalistes professionnels n'ont plus accès ou ne se risquent pas, où l'information est instrumentalisée et contrôlée par les différentes parties du conflit, dont l'EI.

Poursuivis jusqu'en Turquie

S'ils ne se plient pas aux règles édictées par le "service de presse" de l'EI, ces journalistes locaux sont des cibles à abattre.

La suite de cet article de l’Obs au bout de ce lien.

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