Information locale : Le président du CRTC s’en prend aux dirigeants des chaînes de télévision

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré de la lettre hebdomadaire de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

Le président du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), Jean-François Blais, a lancé un avertissement sévère aux dirigeants d’entreprises télévisuelles. Ils ne respectent pas, selon lui, leur mandat d’informer les populations locales.

« J’ai écouté les Canadiens s’exprimer de manière intelligente et passionnée sur plusieurs des enjeux (…), alors que les dirigeants d’entreprises qui possèdent des yachts luxueux et des hélicoptères privés sont venus dans l’espoir d’obtenir des subventions,» a-t-il déclaré.

Dans ce qu’il a qualifié du « plus important discours » de son mandat, devant le Cercle canadien de Toronto, M. Blais s’est porté à la défense des nouvelles télévisées, et s’est dit inquiet du sort de l’information locale.

«L’information locale à la télévision ne remplit pas sa mission. Mais il n’y a pas de raison pour qu’il en soit ainsi. Le système est en position de force. Le personnel qui y travaille est composé de gens compétents formés dans les écoles de journalisme qui comptent parmi les meilleures au monde.»

Le grand patron du CRTC a aussi évoqué de l’effet perturbateur des changements technologiques sur l’information.

Si les revenus publicitaires sont de plus en plus dirigés vers les plateformes numériques, les Canadiens continuent de regarder les bulletins de nouvelles à la télévision. «Les nouvelles locales à la télévision attirent des auditoires importants sur des plateformes où l’on ne zappe pas et où l’on ne bloque pas les publicités.»

Les radiodiffuseurs ont un contrat social avec les Canadiens, selon lui. « En échange de l’utilisation des ondes publiques en vue de livrer leurs productions dans les foyers et sur les appareils des Canadiens partout au pays, ces entreprises ont également le devoir de servir l’intérêt public. Elles doivent s’assurer que la couverture et l’analyse de l’information, en particulier à l’échelon local, soient effectuées selon des normes élevées».

Pour l’intégrale de son discours :

CRTC : Jean-Pierre Blais au Cercle canadien de Toronto à propos des nouvelles à la télé dans une ère de changements

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