Un vétéran du journalisme turc derrière les barreaux

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Ça ne va pas mieux pour la liberté de presse et les journalistes en Turquie. Tiré du site web du quotidien français Le Figaro.

Par Delphine Minoui, correspondante à Istanbul

Lorque nous l'avions rencontré, au début du mois de novembre, dans son bureau de verre encerclé par les forces de police, il souriait de son malheur. Doublement menacé - par les extrémistes et par le pouvoir -, Can Dundar avait pourtant pris le parti de continuer à travailler, érigeant sa plume comme un totem contre la censure ambiante. Ce jeudi soir, une cour pénale d'Istanbul a fini par trancher en inculpant et écrouant le rédacteur en chef de Cumuriyet pour “espionnage”, “divulgation de secrets d'État” et “appartenance à une organisation terroriste”.

Erdem Gül, son chef de bureau à Ankara, a également écopé de la même peine. En cause: cet article publié en mai dernier sur de possibles livraisons d'armes par les services secrets turcs à des groupes islamistes de Syrie.

L'affaire remonte en fait à janvier 2014 lorsqu'un convoi de camions du MIT (les renseignements turcs) avait été intercepté par les gendarmes turcs dans le sud de la Turquie. La révélation de cette livraison d'armes dissimulées, selon le quotidien d'opposition, sous des caisses de médicaments, avait provoqué l'ire du gouvernement. Lors d'une interview donnée à une chaîne de télévision locale, le président islamo- conservateur avait même personnellement menacé Can Dundar. “Il va le payer et je vais le traquer jusqu'au bout”, avait déclaré Recep

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