Science politique, médias et mensonges : le mélange ne passe pas

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Comment les publications scientifiques sont plus à même de permettre à ses lecteurs de repérer les mensonges et autres fabulations des chercheurs qui trichent. Un blogue Pierre Martin, politologue de l’Université de Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal.

Par Pierre Martin

Curieux hasard. En même temps que l’affaire Bugingo mobilisait l’attention des médias chez nous, la science politique américaine était secouée par une affaire qui présente des parallèles frappants. Pour avancer dans des domaines très compétitifs, deux professionnels talentueux ont mis le doigt dans l’engrenage du mensonge. Ça n’a pas passé.

On a beaucoup dit et écrit sur l’affaire Bugingo. De son propre aveu, le journaliste a inventé de toutes pièces des éléments de ses reportages, prétendument parce que le public a besoin d’histoires dramatisées pour s’extraire de l’indifférence qu’il éprouve envers l’actualité internationale. Il y a donc bel et bien eu fabrication, même si on ne s’entend pas encore sur l’étendue des fautes alléguées.

Le problème soulevé par cette affaire est plus étendu qu’il ne paraît de prime abord. Dans mon domaine, la science politique et les sciences sociales, les cas de tricherie, grands et petits, sont malheureusement aussi présents. La démarche scientifique comporte toutefois ses propres mécanismes de vérification, qui finissent par rétablir les faits et corriger les erreurs, volontaires ou involontaires. Pour les médias aussi, les erreurs d’omission ou de commission finissent par être mises au jour, si on se donne la peine de vérifier.

Une bombe sur la science politique

La suite de cette chronique de Pierre Martin dans le Journal de Montréal au bout de ce lien.

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