Royaume-Uni : Les journalistes du Financial Times demandent une garantie d’indépendance

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré de la lettre hebdomadaire de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

Plus de 200 journalistes du Financial Times ont demandé au nouveau propriétaire du réputé journal de formaliser sa garantie d’indépendance éditoriale.

Selon eux, il n’y a pas, actuellement, de mur de Chine entre la salle de rédaction et les intérêts spécifiques de l’entreprise, le groupe d’informations financières Nikkei. La compagnie japonaise a racheté le quotidien à l’éditeur britannique Pearson, au mois de juillet.

La question avait d’abord été soulevée par trois anciens rédacteurs en chef du Financial Times dans unelettre ouverte publiée le 24 juillet dernier, tout de suite après la vente du quotidien, pour une somme d’un 1,7 milliard de dollars. La lettre expliquait que sous Pearson, l’indépendance éditoriale était assurée. « Les lecteurs pouvaient être sûrs que le contenu du Financial Times n’était pas biaisé par les intérêts politiques ou commerciaux des propriétaires». Les anciens rédacteurs en chef Geoffrey Owen (1981-1990),Richard Lambert (1991-2001) et Andrew Gowers (2001-2005) expliquaient que rien ne garantissait une telle indépendance dans la nouvelle structure de gouvernance en place. Ils demandaient que cela soit rectifié.

Les journalistes ont signé une lettre conjointe demandant une rencontre entre les patrons de la compagnie japonaise, la haute direction du Financial Times et des représentants du National Union of Journalists, un des plus gros syndicats de journalistes sur le plan international. La rencontre vise à instaurer cette garantie dans la structure de l’entreprise. Le syndicat et les journalistes se sont ensuite emparés de la question afin de s’assurer que cette demande soit respectée.

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