Roger Auque, un espion sous le couvert du journalisme

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré du site web de la Fédération professionnelle des Journalistes du Québec

Le journaliste français et ancien collaborateur de Radio-Canada, Roger Auque, décédé en septembre dernier, dévoile dans ses mémoires posthumes avoir agit comme agent double.

Dans le livre Au service secret de la République, il admet avoir travaillé pour le compte du Mossad, de la CIA et des services français. Il raconte notamment comment il a été recruté dès 1989 par le service secret de renseignements d’Israël, et comment il a aidé la CIA lors de la deuxième guerre en Irak en 2003.

Ses confessions soulèvent de grandes questions éthiques liées au métier de journaliste et à l’intégrité éditoriale des médias. De tels conflits d’intérêts écorchent la crédibilité du métier et mettent en danger la confiance du public envers les médias.

En plus de collaborer aux bulletins de nouvelles de Radio-Canada, Roger Auque a été, tout au long de sa carrière, journaliste et correspondant pour plusieurs grands médias comme Le Figaro Magazine, RTL, La Croix et Paris Match.

Dans un extrait de ses mémoires, il explique comment il est devenu espion pour les services secrets :

«Je n’avais pas, je n’ai jamais eu un train de vie compatible avec des revenus de journaliste, fût-il parisien. C’est pourquoi j’ai choisi une deuxième vie, celle de « mercenaire » pour les services secrets. Les correspondants de guerre, les envoyés spéciaux ont toujours été une cible de choix pour les services.»

Les États-Unis avaient réussi à réduire la pratique de recrutement massif de journalistes par la CIA dans les années 1970, sous la pression des grands médias, mais seulement de façon temporaire. Comme le suggère le cas de Roger Auque, la pratique se poursuit dans plusieurs pays aujourd’hui, au détriment de la crédibilité journalistique.

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