« Protégez les journalistes italiens ! »

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Pourquoi l’Italie a-t-elle chuté de 24 places au classement mondial pour la liberté de presse de Reporters sans frontières (RSF) ? Demandez à ses journalistes menacés, battus, intimidés, poursuivis en justice. Un entretien avec RSF tirés du site web du magazine français L’Obs.

Dans un article publié sur son site français mercredi 29 juillet, l'ONG Reporter sans frontière (RSF) appelait les autorités italiennes à "assurer la sécurité des journalistes". L'association s'inquiète de la montée de la "violence endémique" dont les journalistes font l'objet. Elle cite en exemple le reporter Nello Trocchia, menacé de mort en juin dernier par la Camorra et toujours dans l'attente d'une protection policière, et rappelle la chute vertigineuse de l'Italie qui a perdu 24 places au Classement mondial pour la liberté de la presse en 2015.

Animaux domestiques pendus, famille menacée, passage à tabac, voiture brûlée… tel est le quotidien de centaines de journalistes enquêtant sur des sujets très divers : de la politique à la mafia en passant par l'environnement. Virginie Dangles, rédactrice en chef de RSF en France, et Domenico Affinito, vice-président de RSF en Italie, nous livrent leur analyse sur la situation.

Les récentes affaires de Mimmo Carrieri et Nello Trocchia, ainsi que la chute de l'Italie au classement mondial 2015 de la liberté de la presse, semblent attester d'une très claire dégradation de la condition journalistique. Quelle est la situation des journalistes en Italie aujourd'hui ?

Virginie Dangles : L'Italie opère l'une des plus grosses chutes à notre Classement mondial 2015. En 2014, la situation des journalistes s'est fortement dégradée, notamment en raison de la hausse de cas d'agressions physiques (43 recensés en 2014) et des dommages contre les biens matériels de journalistes, voitures ou maisons brûlées. Les recours abusifs à des procès en diffamation (129 en 2014 contre 84 en 2013) dont les plaintes proviennent régulièrement d'élus ou d'hommes d'affaires expliquent aussi la chute au Classement de RSF.

La suite de cet entretien sur le site web de L’Obs au bout de ce lien.

Pour me joindre :

ombudsman@radio-canada.ca

Twitter : @ombudsmanrc