Procès DSK: copines, prostituées, parties fines... Le choix des mots est crucial

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Sexe et politique ont toujours été des sujets « rentables » pour la presse. Alors, imaginez quand les deux se retrouvent dans la même histoire. C’est exactement le cas du procès DSK qui a cours en France et pour la couverture duquel les journalistes doivent résister à la tentation du voyeurisme débridé. Tiré du site web du quotidien L’Obs.

Par Olivier Picard

Chroniqueur politique

LE PLUS. C'est parti pour trois semaines de témoignages et de plaidoiries. Le 2 février, le procès de l'affaire dite du Carlton s'est ouvert devant le tribunal correctionnel de Lille. Quatorze prévenus, dont Dominique Strauss-Kahn, doivent répondre de proxénétisme aggravé. Pour les médias, trouver la bonne distance est complexe, face à ce dossier où se mêle sexe, politique, droit et morale.

Édité par Sébastien Billard. Auteur parrainé par Aude Baron

Pour les journalistes politiques, le procès DSK est une épreuve. Et cela ne fait que commencer. Comment garder la distance nécessaire pour décrypter à chaud, mais froidement, l’épilogue judiciaire de cette histoire glauque ?

On voit bien comment de plateaux en interviews, les amis et les défenseurs de l’ancien directeur du FMI cherchent à coincer la presse : à les entendre, il n’y aurait jamais eu d’affaire de Lille si l’ancien favori pour la présidentielle de 2012 n’avait été mêlé à ce pauvre roman d’une prostitution qu’on voudrait dépeindre comme ordinaire.

Une grande opération de diversion est à l’œuvre. Il s’agit de faire saliver les rédactions avec une autre révélation. Sarkozy et Fillon savaient ! Ils savaient tout.

La suite de cet article de L’Obs au bout de ce lien.

Pour me joindre :

ombudsman@radio-canada.ca

Twitter : @ombudsmanrc