Pourquoi les médias ont eu raison de couvrir l'histoire de la robe et des lamas

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Pourquoi les petits sujets légers, racoleurs ou autrement insignifiants et sans aucun intérêt public apparent, disons ça comme ça, qui pullulent sur le net ont leur place à l’antenne et dans les pages des médias dit mainstream. Tiré de Slate.fr.


par Justin Peters

Traduit par Antoine Bourguilleau

C'est en fait un signe de la vigueur du journalisme et pas de son infirmité.

Alors c’est l’histoire de deux lamas et d’une robe affreuse qui arrivent dans l'Internet. Et l'Internet dit «Ouais, cool! Deux lamas et une robe affreuse!» (Les deux lamas et la robe ne répondent pas, vu qu’ils ne parlent pas). Et puis l'Internet se lasse des deux lamas et de la robe et en vient à se demander comment il a pu les trouver cool au départ. Et du coup l'Internet dit que tout ça c’est la faute des médias.

Cette blague, vous l’avez déjà entendue. À chaque fois qu’un mème se retrouve sous le feu des projecteurs des grands médias, la blague se termine invariablement par l’irruption d’une masse de personnes qui viennent nous expliquer à quel point la couverture médiatique de ce mème n’est que le triste symbole du déclin du journalisme et de la victoire rampante de l’idiocratie. Jeudi dernier, qui a vu deux lamas en maraude et une robe changeant de couleur envahir les salles de rédaction du monde entier, n’a donc rien d’une journée exceptionnelle. Et aujourd’hui, ma page Facebook et mon fil Twitter sont envahis par les plaintes des gens montrant du doigt la couverture médiatique de «LA ROBE» comme un exemple sans précédent de bourde médiatique.

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