Pour une éthique de la liberté d’expression

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

La liberté d’expression est-elle un droit absolu ? Est-elle ou doit-elle se soumettre à des limites, éthiques ou autres ? Une intéressante réflexion par un journaliste et universitaire retraité, M. Jean-Pierre Proulx, sur le site web du quotidien Le Devoir.

par Jean-Pierre-Proulx

L'assassinat brutal des journalistes de Charlie Hebdo a donné lieu, dans les heures qui ont suivi, à une exaltation de la liberté d’expression. Ce journal, analysait Stéphane Baillargeon, a fait de cette liberté un « absolu ». « Le droit qui fait tomber tous les autres », titrait Le Devoir. Charlie Hebdo« avait même le droit d’être injuste […] », écrivait Lysiane Gagnon dans La Presse. L’horreur du drame explique ces réactions à chaud. Il convient pourtant de les soumettre à une réflexion critique.

D’abord, on ne peut qualifier d’absolue la liberté d’expression. Elle est incontestablement un droit fondamental et d’une importance particulière. Mais toute fondamentale qu’elle soit, cette liberté ne constitue pas une fin en soi. Sur le plan des principes et des valeurs, sa visée, comme celle des autres droits et libertés, est plus profonde encore. Le préambule de la Charte québécoise le précise fort opportunément : « Le respect de la dignité de l’être humain et la reconnaissance des droits et libertés dont il est titulaire constituent le fondement de la justice et de la paix. »

La suite de cette opinion sur le site web du Devoir au bout de ce lien.

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