Notre correspondante en Chine attaquée par la presse d’État

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Liberté de presse en Chine ? Oui, pour la presse d’État. Tiré du site web du magazine L’Obs.

Ursula Gauthier est prise à partie pour avoir écrit un article évoquant la répression de la minorité ouïgoure au Xinjiang.

Dans un article publié le 18 novembre sur le site de "l’Obs", notre correspondante à Pékin, Ursula Gauthier, analysait la réaction de la Chine après les attentats de Paris : une solidarité généreusement offerte à la France mais assortie d’"arrière-pensées" liées à la question brûlante de la minorité ouïgoure au Xinjiang. La Chine, elle aussi, affirme avoir ses "terroristes".

LIRELa solidarité de la Chine n'est pas sans arrière-pensées

Le 20 novembre, soit moins de deux jours plus tard, un quotidien officiel, le "Global Times", publie un éditorial au vitriol contre notre journaliste. Affilié au "Quotidien du Peuple", organe du Parti communiste chinois, ce journal est connu pour ses prises de positions nationalistes et son style percutant.

Niant la répression en cours au Xinjiang, le "Global Times" accuse notre correspondante de "parti-pris idéologique", de "préjugé antichinois" et d’indifférence vis-à-vis des victimes d’attentats perpétrés au Xinjiang. Il lui attribue aussi des propos offensants qui ne figurent pas dans son article.

La suite de cet article et des moyens qu’a utilisés le Global Times pour intimider la journaliste française, sur le site web de l’Obs au bout de ce lien.

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