Mexique: le journalisme critique dans le viseur

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Métier extrême que le journalisme au Mexique où dix journalistes ont déjà été tués cette année. Le dernier assassinat en date, celui du photographe de presse Rubén Espinosa, a provoqué son lot de réactions. Tiré du site web du quotidien suisse Le courrier.

Par Mylène Moulin

«Nous savons que la mort rode mais l’envie d’en finir avec la censure est plus forte. Alors on vit avec cela, avec cette paranoïa qui nous fait penser qu’en tant que journaliste, tout ce qui nous entoure est peut-être un piège. C’est moche comme sentiment.» Lunettes noires éternellement vissées sur le nez et reflex au poing, Rubén Espinosa avait une vision militante du journalisme. Photoreporter pour la revue mexicaine Proceso, il a été assassiné le 1er août dernier dans un appartement de Mexico aux côtés de l’activiste des droits humains Nadia Vera et de trois autres jeunes femmes.

Rubén travaillait dans l’Etat de Veracruz où il couvrait les manifestations sociales et dénonçait les dérives sécuritaires du gouvernement local. Victime de violences policières en 2012, il avait porté plainte. Cet acte, comme son activité journalistique, lui avait valu l’inimitié du pouvoir en place et de nombreuses menaces. Menaces devenues de plus en plus insistantes ces derniers mois. Début juin, le journaliste avait fui à Mexico, se faire oublier un temps. C’est là – refuge historique des journalistes en danger au Mexique – qu’il a été torturé et exécuté.

Son meurtre – le dixième d’un journaliste depuis le début de l’année – a déclenché un tsunami mondial et de nombreuses réactions officielles. Après l’ONU, l’Unesco et les organismes de défense des droits humains, des municipalités comme Barcelone ont condamné publiquement l’assassinat du journaliste.

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