Médias et publicité : Ma déclaration d’intérêts

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Journalisme et marketing : des ennemis en théorie fréquentables en pratique ? Une réflexion de Simon Jodoin, rédacteur en chef et directeur du développement des nouveaux médias au Voir.

Par Simon Jodoin

Dans la foulée de «l’affaire David Desjardins», alors qu’on a beaucoup discuté sur diverses tribunes des rapports entre journalisme et publicité, je me suis un peu emporté, un beau samedi soir, sur mon compte Facebook après avoir lu quelques chroniques qui, à mon humble avis, suintaient l’hypocrisie.

(Pour le lecteur qui viendrait de débarquer, pour comprendre le fond de toute cette histoire, vous pouvez lire ce billet de votre humble serviteur, cette chronique de Patrick Lagacé et cet éditorial de Josée Boileau. Notez au passage que pour ma part, je comprends et respecte à peu près les positions de tout le monde dans cette histoire.)

Je disais donc que je m’étais un peu emporté, par découragement devant la tournure du débat, notamment en lisant Nathalie Petrowski, qui, dans sa chronique, reprenait la ligne bien connue de la pureté journalistique. Je vais la citer ici:

«La pub et le marketing ne sont pas compatibles avec le journalisme. Ce sont deux camps, toujours opposés, parfois ennemis.»

Et un peu plus loin:

«Ne sait-il pas que les journalistes d’une salle de rédaction ne traitent jamais, jamais, avec les annonceurs? Qu’il y a un mur étanche, un pare-feu entre les deux?»

En principe, c’est vrai. C’est un idéal noble qu’on peut vouloir atteindre. Il faut le dire. Mais il y a un mais.

J’ai déjà écrit, à quelques reprises, sur les placements de produits à La Presse auxquels s’adonnent les chroniqueurs qui écrivent sur les ouvrages de leurs collègues et qui vont même jusqu’à publier en chronique des extraits de leurs ouvrages dont ils font la promotion. Depuis ce beau samedi soir, comme tout se bouscule à grande vitesse dans les médias, deux autres exemples sont apparus. D’abord, Marc Cassivi, qui prend part à une opération de marketing de contenu pour ICI ARTV, dans un magazine produit par ICI ARTV afin de promouvoir les contenus d’ICI ARTV. Manifestement ici, le département de la publicité et le journaliste marchent main dans la main vers un même objectif.

La suite de ce billet de Simon Jodoin dans Voir au bout de ce lien.

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