Les journalistes se heurtent à la montée en puissance des extrémistes européens

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Des journalistes intimidés, battus, empêchés de faire leur travail sous toutes sortes de prétextes les plus fallacieux les uns que les autres. Un phénomène de plus en plus répandu et banalisé, comme on a pu le voir récemment encore au Québec lors des manifestations et des grèves étudiantes où il était de bon aloi de s’en prendre à la presse. En Europe, la chose est là aussi en croissance, surtout de la part des groupes de militants d’extrême-droite. Un article tiré du site web du Comité pour la protection des journalistes.

Par Jean-Paul Marthoz Correspondant du CPJ Europe, chroniqueur pour le quotidien Le Soir (Bruxelles)

Athènes, le 6 mai 2012. Les journalistes présents lors de la conférence de presse le soir de l’élection triomphale d’Aube dorée reçoivent l’ordre de se lever quand le dirigeant du groupe, Nikos Michaloliakos, entre dans la salle. « Debout ! Debout ! Faites preuve de respect ! », aboie le maître de cérémonies, un dur à cuire agité, habillé tout de noir et chauve. On demande aux journalistes qui refusent d’obtempérer de quitter la salle.

Bienvenue à Aube dorée, un groupe connu pour ses symboles nazis, ses militants musclés, la violence contre les immigrés, et à la force électorale en pleine croissance. Bienvenue dans un parti qui déteste et attaque la presse.

Le 4 novembre 2012, Michael Tezari, reporter de SKAI TV, a été battu par des militants de ce parti et s’est fait voler son téléphone portable et sa carte de presse alors qu’il couvrait une manifestation contre les immigrés.

Le 10 décembre 2013, le journaliste de Star TV Panagiotis Bousis a subi des violences physiques pendant qu’il couvrait une manifestation d’Aube dorée dans une banlieue d’Athènes.

La suite de cet article sur le site du Comité pour la protection des journalistes au bout de ce lien.

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