Le prétexte fallacieux de la sécurité nationale

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Reporters sans frontières vient de publier son Classement mondial de la liberté de presse, édition 2015. Dans le dossier qui l’accompagne, l’article qui suit

se penche sur l’argument sécuritaire qui est devenu le premier prétexte utilisé sur la planète pour limiter la liberté d’expression. Tiré du site web de Reporters sans frontières.

"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux", affirmait déjà au XVIIIe siècle, Benjamin Franklin, l'un des pères fondateurs des États-Unis d’Amérique. Deux siècles plus tard, la sécurité est devenue le premier argument de nombreux gouvernements, démocratiques ou non, pour piétiner les libertés fondamentales et museler l’information.

Quand l’information menace “l’intégrité de l’État”

Sur fond de confit ukrainien, la Russie (152e) a voté l’été dernier une série de lois attentatoires à la liberté de l’information. L’une de celles-ci porte désormais la peine maximale de prison pour “appels publics à commettre des actions violant l’intégrité territoriale de la Fédération de Russie” à quatre ans, voire à cinq, si le délit est commis à travers un média ou sur Internet.

Au Maroc (130e), il existe toujours des lignes rouges qu’aucun média, journaliste ou blogueur n’est autorisé à franchir. Parmi celles-ci, le Sahara occidental. Le projet du code de la presse marocain prévoit que peuvent être interdites des publications portant atteinte à l’intégrité nationale du pays. En juillet 2014, le journaliste et militant sahraoui Mahmoud al-Lhaissan est arrêté pour avoir couvert une manifestation pacifique à Laâyoune dans le Sahara occidental.

Au Moyen-Orient, le concept d’”action contre la sécurité nationale” est régulièrement utilisé contre les journalistes et les net-citoyens pour faire taire toute voix indépendante.

La suite de cet article sur le site web de Reporters sans frontières au bout de ce lien.

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