Le média (et le journaliste) comme marque d’un contenu de marque

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Nouveau la « publicité native » et le marketing de contenu ou de marque ? Pas tant que ça. Une chronique de Simon Jodoin, rédacteur en chef et directeur du développement des nouveaux médias au Voir.

Simon Jodoin

Depuis quelques jours, je rigole. Je vois le milieu des médias et quelques journalistes faire tout un fromage à propos de la publicité « native » ou le « marketing de marque ». Comme si c’était apparu hier.

Or, je me pose quelques questions. Rien de bien important, et peu me répondront, je le sais, mais tout de même.

J’observe les médias et le journalisme depuis une dizaine d’années.

Je n’ai pas vu beaucoup de vedettes journalistiques lever la main pour refuser de devenir elles-mêmes des marques, des médias personnels, utilisant la crédibilité que leur confère leur travail pour promouvoir leur image de marque.

Certains vont même jusqu’à utiliser cette image de marque sur les médias sociaux pour promouvoir des produits, en toute amitié et complicité, sur la base de leurs goûts personnels ou d’impressions, sans qu’aucun travail journalistique ne soit effectué. Quoi qu’il en soit, il s’agit toujours de s’inscrire dans la tendance du moment et de placer son nom, sa marque, dans un mouvement qui favorise des intérêts privés. Parce que « ça semble tout bon. » Évidemment, le verbe sembler devrait être celui qu’on utilise en premier lieu comme journaliste. Surtout quand on rédige deux phrases.

Un exemple:

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