Le journal 24 heures suisse blâmé pour une publicité mal identifiée

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré de la lettre hebdomadaire de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

Le Conseil suisse de la presse a réprimandé un média pour un cahier commandité mal identifié. Le cahier, publié, le 14 mars 2015, portait sur une future réforme de l’imposition des entreprises.

Présenté comme un «supplément » avec le logo du journal et une caricature du dessinateur habituel, le cahier comprenait neuf textes sous forme d’articles en plus d’un éditorial du rédacteur en chef. Si un encadré indiquait qu’il s’agissait d’un «supplément fiscal réalisé par l’Administration cantonale des impôts», le Conseil de presse suisse n’a pas considéré cela suffisant pour éviter la confusion.

«Si 24 heures a bien respecté les formes minimales exigées (le supplément fiscal est présenté, en première page à droite, comme «Réalisé par l’Administration cantonale des impôts»), le Conseil de la presse note toutefois que la confusion est induite à plusieurs niveaux. L’éditorial, signé par un personnage clairement identifié comme journaliste de premier plan par les lecteurs, induit une ambigüité sur la responsabilité éditoriale du supplément, d’autant qu’il est précédé en Une d’un dessin signé par l’un des deux caricaturistes habituels du journal, que les lecteurs sont également habitués à rencontrer dans la partie rédactionnelle du journal.»

Dans sa décision rendue le 3 décembre, le Conseil suisse de la presse conclut que le journal a généré une ambigüité entre contenu rédactionnel et publicitaire pouvant induire le lecteur en erreur.

Pour plus d’information :

Conseil suisse de la presse : Séparation de la publicité et de l’information/Recherche de la vérité/Défense de la liberté de l’information/L’origine connue des informations

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