La réalité virtuelle au secours du journalisme?

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

On y arrive. La réalité visuelle pour mieux raconter les histoires et rapporter les faits. Tiré de Triplex, le blogue techno d’ ICI Radio-Canada.ca.

Par Catherine Mathys

Je sais que je vous parle souvent de réalité virtuelle par les temps qui courent. Mais ce n’est pas une lubie, c’est vraiment dans l’air du temps. Encore aujourd’hui, on apprenait que les lunettes Samsung Gear VR seraient vendues à seulement 99 $ dès le mois de novembre. Entendez-vous une petite musique de Noël, vous? Revenons à nos moutons. Le contenant est intéressant, mais le contenu l’est bien plus.

La non-fiction et la réalité virtuelle

Hier, je me suis rendue à nouveau au Centre Phi pour entendre parler de storytelling ou les nouvelles façons de raconter des histoires de façon interactive. Je dis encore parce que j’y étais le 17 septembre dernier pour une autre conférence sur les nouvelles formes narratives. J’en ai fait deux comptes-rendus que vous pouvez lire ici et ici.

Le Centre Phi est en train de devenir un de ces lieux incontournables de réflexion sur les nouveaux croisements entre la technologie et l’art de raconter des histoires. Cela dit, on s’intéresse souvent, dans ce genre de rencontres, aux possibilités interactives de la fiction. Mais la non-fiction, qui comprend le documentaire, mais aussi le journalisme dans son ensemble, est également visée par tous ces changements.

C’est ce qui m’a incitée à me rendre au panel sur l’avenir du journalisme et du documentaire présenté à l’occasion de la conférence « Les storytellers de demain ». Le groupe de panélistes se composait d’Elaine McMillion Sheldon, journaliste, cinéaste et documentariste lauréate d’un prix Peabody; Gabo Arora, cinéaste et conseiller principal aux Nations unies; Sarah Wolozin, directrice du Open Documentary Lab du MIT. Ingrid Kopp, consultante principale au Département interactif du Tribeca Film Institute, en était la modératrice.

Des retombées tangibles

Des questions d’accessibilité et d’archivage sont souvent évoquées pour la fiction. Je l’ai mentionné dans mes billets précédents. Les œuvres de non-fiction n’échappent pas aux mêmes limitations technologiques : l’expérience qu’on peut en faire n’est souvent possible qu’à l’occasion de certains événements ponctuels, et il peut s’avérer difficile de retrouver ces œuvres plus tard, puisqu’elles sont rapidement gagnées par une désuétude technologique.

Cela dit, la non-fiction présente un cas de figure intéressant pour l’exploration de la réalité virtuelle. D’une part, l’utilisation de cette technologie peut avoir des retombées bien concrètes. Gabo Arora mentionnait que le film Clouds Over Sidra avait eu un effet significatif sur les dons à l’Unicef.

La suite sur ICI Radio-Canada.ca au bout de ce lien.

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