La presse suisse divisée sur la liberté d’expression

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Un jugement de la Cour européenne des droits de l’homme qui désavoue la justice suisse, laquelle avait condamné un citoyen qui niait le génocide arménien, soulève un débat. Tiré du site web du quotidien suisse 24 Heures.

Par Arthur Grosjean

Qui a dit que la presse était uniforme ? Les éditorialistes suisses n’ont pas du tout la même lecture du jugement que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a rendu hier. Elle a, rappelons-le, désavoué la justice suisse qui avait condamné un citoyen turc niant publiquement à Lausanne le génocide arménien.

«La Cour européenne porte préjudice à elle-même», estime l’éditorialiste du Tages-Anzeiger. Ce n’est pas tant le fait qu’un négationniste du génocide arménien ressorte libre de toute charge qui irrite Felix Schindler. «Plus problématique est le fait que la CEDH fasse une pesée d’intérêts entre les génocides». Celui qui nie l’Holocauste appelle automatiquement à la haine contrairement à celui qui nie le génocide arménien. «C’est différenciation n’est pas cohérente». Il y voit même une arme supplémentaire dans les mains de ceux qui luttent contre les juges étrangers.

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