La gestion de l’autruche… Quelles leçons les médias tireront-ils de l’affaire Bugingo?

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Le titre parle de lui-même. Un article éclairant rempli de questions et de commentaires pertinents sous la plume du chroniqueur médias Stéphane Baillargeon du quotidien Le Devoir.

Par Stéphane Baillargeon

Le monde de mensonges et de tricheries du reporter Jayson Blair implose en avril 2003. Son journal, The New York Times, découvre alors qu’il a plagié un texte sur la famille d’un soldat américain tué en Irak. Le journaliste ne s’est même jamais déplacé au Texas pour rencontrer les proches du militaire.

Le plagiaire débusqué démissionne le 1er mai. Le journal lance une enquête interne qui débusque des dizaines de reportages bidonnés.

L’autocritique paraît en une le 11 mai. Le mea culpa s’exprime sans détour dès le premier paragraphe : « L’ampleur de la fabrication et du plagiat représente une trahison profonde de la confiance en ce journal et un point creux dans ses 152 ans d’histoire. »

Le Rolling Stone Magazine a récemment goûté à une autre amère médecine. L’article A Rape on Campus, relatant un viol collectif présumé à l’Université de Virginie, paraît en novembre 2014. Sitôt publiée, l’histoire soulève des doutes qu’une enquête du Washington Post confirme quelques semaines plus tard.

Contrit, le Rolling Stone commande une enquête à Steve Coll, doyen de la prestigieuse École de journalisme de l’Université Columbia. Son rapport décortique les erreurs du média, qui emploie pourtant des fact checkers. Il formule aussi des recommandations pour tout le milieu de la presse.

C’est notre tour, ici, maintenant, avec ce qu’il faut bien appeler l’affaire Bugingo.

La suite de cet article de Stéphane Baillargeon sur le site web du Devoir au bout de ce lien.

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