L’art de se couvrir soi-même

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Guerre de mots, et de titres, entre le Journal de Montréal et La Presse autour de l’annonce de la fin de l’édition papier du quotidien de la rue Saint-Jacques. La chronique de Stéphane Baillargeon tirée du quotidien Le Devoir.

Par Stéphane Baillargeon

Alors, La Presse + est-elle un échec avec des pertes de 2,5 millions de dollars par semaine ou une réussite inégalée dans l’univers numérique ? En tout cas, quand les médias couvrent les médias, tout s’embrouille et, en même temps, tout s’éclaire.

Un jour, La Presse annonce qu’elle cessera de paraître sur papier en semaine. Le lendemain, jeudi dernier, dans l’édition condamnée, le président éditeur Guy Crevier présente le projet sous un texte coiffé par ce titre en lettres de bois : « La Presse réussit son virage numérique ».

De chacun selon son angle à chacun selon ses intérêts. En même temps, une partie de la une du Journal de Montréal (JdeM) de jeudi annonce carrément « la fin du quotidien »La Presse. Le texte relié, en page 2, à côté d’une photo de l’édifice du concurrent en travaux, balance ce titre anguleux : « La Presse deviendra un hebdo », en référence à la conservation d’une seule édition papier, le samedi.

La publication du dimanche n’existe plus depuis trois ans. La grande mutation du média lié à Power Corporation se fait au profit de La Presse + pour tablette.

La belle révolution numérique permet aussi de nettoyer en ligne les erreurs, les impairs, les maladresses et les irritants, ni vu ni connu.

La suite de cette chronique sur le site web du Devoir au bout de ce lien.

Pour me joindre :

ombudsman@radio-canada.ca

Twitter : @ombudsmanrc