Journaliste pour l’histoire

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Petite leçon de journalisme en forme de thriller : le dernier bouquin d’Edwy Plenel, fondateur de Mediapart, sur l’affaire du Rainbow warrior survenue il y a 30 ans. Tiré du site web français La vie des idées.

par Ivan Jablonka

Dans un livre de souvenirs aux allures de thriller, Edwy Plenel revient sur l’enquête qui, le 18 septembre 1985, a permis de révéler le scandale du Rainbow Warrior. Cette leçon de journalisme indique les liens qui existent entre investigation, démocratie et sciences sociales.

Ce petit livre de souvenirs se lit comme un thriller. Il y est question de nageurs de combat, de déjeuners discrets entre les journalistes et leurs « sources », de grandes manœuvres politiques et de secrets d’État. À ceci près que tout est vrai. C’est même là que réside le plus grand intérêt du livre, son noyau dur : comment établir les faits quand tout conspire au mensonge, au déni et à la dissimulation ? La vérité, voilà l’héroïne.

Le monde d’hier

Mais d’abord, rappelons l’affaire à nos plus jeunes lecteurs. Cela se passe en 1985, quatre ans après l’élection du premier président socialiste de la Cinquième République, François Mitterrand. L’organisation écologiste Greenpeace ayant planifié une campagne internationale de protestation contre les essais nucléaires français dans le Pacifique, l’Élysée demande aux services secrets de planifier un attentat contre le navire de l’organisation, le Rainbow Warrior. Pour entraver la campagne prévue par cette organisation civile aux couleurs de l’arc-en-ciel, les services français proposent une solution mesurée (par exemple endommager l’hélice du navire), mais le pouvoir politique tranche : le navire sera envoyé par le fond.

Le 10 juillet 1985, dans le port d’Auckland en Nouvelle-Zélande, le Rainbow Warrior est saboté à quai. Le service « Action » de la DGSE a fait en sorte qu’une première explosion avertisse l’équipage avant qu’une deuxième fasse couler le navire, mais le photographe portugais Fernando Pereira, revenu à bord pour récupérer son matériel, est surpris par la deuxième explosion et périt noyé.

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