Journalisme sportif en télévision : les 10 commandements

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Le journalisme sportif a son langage et ses tics de langage pour initiés. De l’« enclave » d’où il faut tirer, au « momentum » qu’il faut retrouver pour marquer le « gros but » (comme si un « petit » n’était pas suffisant), la langue des commentateurs de hockey ne manque pas de fleurir. Les Français, avec le foot ne sont pas en reste. Tiré de Frenchweb.fr (Eh ! oui.), le magazine de l’innovation.

Par Cyrille Frank, auteur de mediaculture.fr

1- Utilise un maximum d’anglicismes

C’est comme les chansons des Beatles : comme on comprend rien, ça sonne plus classe. Domination culturelle volontairement acceptée, violence symbolique dirait Bourdieu.

“Le coach” : entraîneur. Bah oui, la langue française, c’est mieux que les applis Apple : il y a un mot pour ça.

“Hat trick” : en français, “coup du chapeau”, soit trois buts réalisés par un même joueur au cours de la même partie. Et quand y’en a pas, on peut crier “Pas d’triiiiick” ? #memepashonte

“Supersub” : remplaçant de luxe. On entre ici sur les terres du grand jargon jargoneux pour footeux exigeant. De quoi fiche le seum’, méchant.

2- Cite obligatoirement le surnom du stade, sans jamais mentionner le nom de la ville/club dont tu parles.

Les huit autres commandements sur Frenchweb.fr au bout de ce lien.

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