Journalisme : je ne dirai pas je

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Un journaliste qui écrit à la première personne peut-il être impartial ? C’est ce que pensent plusieurs dans la profession. Mais est-ce vraiment, et toujours le cas ? Tiré du site web du quotidien Libération.

TABOUS & INTERDITS

Largement prohibé dans la presse, l’usage de la première personne du singulier, qui a pourtant connu de beaux jours avec Zola, Londres ou Duras, fait son grand retour sur les sites d’infos et réseaux sociaux.

Je m’appelle Clément Ghys, j’ai 30 ans. Je suis journaliste à Libération (carte de presse 114045). J’écris un article au septième étage d’un immeuble du IIIe arrondissement de Paris. J’ai chaud, il faut dire que nous sommes en août. Ça ne vous intéresse pas ? C’est normal, cela n’a aucun intérêt. Mais il y a quelque chose qui cloche dans ce début d’article. Pourtant, il applique la règle numéro 1 du journalisme : sont présents les 5W (qui ? quoi ? où ? quand ? pourquoi ?) auxquels le rédacteur doit répondre dans son texte. Ce qui incommode ici, ce n’est pas le fond, aussi inintéressant soit-il, c’est la forme : ce «je» qui saillit là où il n’a pas lieu d’être.

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La presse fait ce qu’elle veut, traite des sujets qu’elle juge nécessaires, avec le ton adapté à chaque situation. Mais elle a un interdit : la première personne du singulier. Un étudiant en journalisme peut être brillant, s’il rend une copie rédigée ainsi, il se la verra retoquée. Le «je» est vu comme synonyme de subjectivité.

La suite de cet article de Libération au bout de ce lien.

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