Journalisme et publicité: le débat

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Est-ce de l’information ? ou de la publicité ? C’est parfois, et de plus en plus souvent, ce qu’on peut se demander en observant certains contenus que nous offrent les médias. Un mal nécessaire que cette pub qui se cache hypocritement derrière le contenu commandité sous toutes ses formes ? Marie-Claude Dugas, journaliste spécialisée dans les médias nous en parle dans son blogue du Journal de Montréal.

Par Marie-Claude Ducas

Il y a un débat qui agite les gens des médias ces temps-ci, depuis un moment déjà: le développement de diverses nouvelles formules par les annonceurs, pour communiquer avec leur public. Vous en avez peut-être déjà entendu parler: on parle entre autres de «publicité native» (native advertising, en anglais), et aussi de contenu commandité (branded content) ou encore de marketing de contenu. Le Trente, magazine qui s’adresse aux journalistes, a consacré un dossier à la question dans sa plus récente édition. Je reviendrai sûrement sur le sujet. Et pour commencer, voici le texte que j’ai écrit, dans le cadre de ce dossier:

«Réalités médias 101: apprentissages à la dure

Catastrophes absolues, les nouvelles formules publicitaires? Seulement si les journalistes et les gens de ventes persistent, chacun de leur côté, dans leur ignorance des réalités élémentaires liées à un média... et à ce qui fait sa valeur.

Attention: le paragraphe qui suit n’est PAS de la science-fiction.

Il y a encore peu de temps, les médias étaient, en général, des entreprises hautement rentables. Avoir une licence de diffusion télé, dans les marchés locaux, c’était, selon un running-gag en vogue, posséder “une licence pour imprimer de l’argent”. Quant aux journaux... Au Journal de Montréal, c’était de notoriété publique que bien des vendeurs, une fois installés avec un bon réseau de contacts, s’engageaient, à leurs frais, une secrétaire pour prendre les appels des annonceurs et “booker” les pubs à leur place, tandis qu’ils jouaient au golf une partie de la semaine. Je n’invente rien.

La suite de ce texte de Marie-Claude Ducas sur le site web du Journal de Montréal au bout de ce lien.

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