France Photo d’Aylan : ce qu’il y a derrière le « mouvement de recul »

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

La photo du petit garçon syrien mort qui roule dans les vagues a fait le tour du monde. En France, plusieurs médias qui se sont abstenus de la publier sont maintenant au banc des accusés. Tiré du site web de L’Obs Rue 89.

Par Daniel Schneidermann | Fondateur d'@rrêt sur images

Elle n’a pas fini de le payer, « la presse française », d’être la seule presse européenne à être restée aveugle comme un seul homme à « la » photo du petit Aylan (voir la chronique du matinaute de jeudi). Mentalité racornie, « réflexes journalistiques émoussés » (Thomas Legrand, sur France Inter ce vendredi matin), idéologiquement inféodée au FN : internautes et éditorialistes audiovisuels ne se privent pas de cogner sur elle.

Plus précisément, sur la poignée de quotidiens nationaux survivants (Libé, Le Figaro, Le Parisien, L’Huma, La Croix) qui se sont abstenus, ont refusé, n’ont pas pensé, n’ont pas eu le réflexe, de publier « la » photo (la publication à la une par Le Monde ne compte pas, le journal bouclant le lendemain, et ayant donc intégré l’impact international de la photo avant de prendre sa décision).

Place de la Bastille, le 14 juillet 1789

Petites causes, grands effets. A ce jour, seul le numéro deux de Libé, Johan Hufnagel, a tenté une douloureuse introspection, en se repassant le film du ratage.

La suite de cet article de L’Obs Rue 89 au bout de ce lien.

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