FPJQ : Harper exerce une pression inacceptable sur l'intégrité du diffuseur public

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Prise de position de la Fédération professionnelle de journalistes du Québec sur les propos du Premier ministre du Canada M. Stephen Harper à l’endroit de Radio-Canada. Tiré du site web de la FPJQ.

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) déplore le mépris affiché envers Radio-Canada par le premier ministre canadien, Stephen Harper, qui s'est manifesté cette semaine lors d'une entrevue accordée à la radio FM93, à Québec. M. Harper a alors remis en question l'impartialité des employés du diffuseur public en affirmant que beaucoup de personnes à Radio-Canada « détestent » les valeurs du Parti conservateur.

Il est étonnant qu'il faille encore rappeler que l'impartialité est une des valeurs fondamentales de Radio-Canada, tel qu'inscrit dans ses Normes et pratiques journalistiques : « Notre jugement professionnel se fonde sur des faits et sur l'expertise. Nous ne défendons pas un point de vue particulier dans les questions qui font l'objet d'un débat public. »

Les critiques de M. Harper constituent une forme de pression sur CBC/Radio-Canada indigne d'un gouvernement au pouvoir. Ces pressions font fi du devoir d'indépendance de la société d'État, qui doit être au service des citoyens et rester à distance du pouvoir politique.

Ce devoir d'indépendance est l'essence même du diffuseur public, qui le stipule clairement dans ses Normes et pratiques. « Nous sommes indépendants des lobbies et des pouvoirs politiques et économiques. Nous défendons la liberté d'expression et la liberté de la presse, garantes d'une société libre et démocratique. L'intérêt public guide toutes nos décisions », y est-il inscrit.

Devant cette nouvelle fronde contre l'indépendance journalistique, la FPJQ demande à M. Harper de se rétracter et de respecter l'indépendance de Radio-Canada.

Le président et directeur général de la société d'État, Hubert Lacroix, a répliqué au premier ministre qu'il était « fier » de la façon dont les valeurs journalistiques de CBC/Radio-Canada étaient appliquées. La FPJQ demande à M. Lacroix d'aller beaucoup plus loin et de défendre avec fermeté l'indépendance du diffuseur public.

SOURCE FEDERATION PROFESSIONNELLE DES JOURNALISTES DU QUEBEC

Renseignements : Lise Millette, présidente de la FPJQ, 514-522-6142

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