Das Ethik

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Un regard d’éthicien sur le scandale Volkswagen. Tiré du site web de René Villemure, éthicien.

Le monde change.

En 2015, l’éthique n’est plus un luxe, c’est une nécessité.

C’est par elle que les entreprises croitront ou périront.

La ligne entre l’éthique et le non-éthique, elle, n’a pourtant pas beaucoup bougé depuis une centaine d’années. Elle reste celle qui distingue le bien faire du mal faire.

Ce qui est différent est la facilité de rendre publiques certaines actions, avérées ou non d’une personne ou d’une entreprise ou, encore, de faire éclater au grand jour le fait que cette dernière n’agit pas selon les principes et les valeurs qu’elle s’est elle-même données.

Qu’ont en commun toutes les entreprises qui se sont fait prendre au terme de fautes éthiques? Elles ont en commun d’avoir un code ou une charte éthique, elles ont en commun d’avoir énoncé des valeurs, elles ont en commun la signature de traités qui bannissent certaines pratiques. Elles ont aussi en commun le fait d’avoir bafoué ces chartes et ententes au bénéfice de leur propre bien. À court terme.

Force est donc de constater que les codes et les chartes éthiques ne protègent pas des dirigeants sans foi ni loi qui ont décidé qu’une autre considération devait présider ou que l’éthique n’était qu’un élément de marketing ou, pire, que l’éthique n’était pas importante.

D’ailleurs, on remarque souvent que l’éthique, qui est un élément de la culture d’une entreprise, n’est confinée que dans quelques éléments de structure (les codes, chartes, traités et rapports annuels) et que ceux-ci sont impuissants devant une volonté de performance financière maximale à court terme. Pour obtenir l’éthique, il faut vouloir l’éthique.

La suite de cette réflexion de René Villemure, éthicien, au bout de ce lien.

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