Conseil de presse du Québec : des changements en perspective

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Décisions controversées, neutralité contestée, démission... Le Conseil de Presse du Québec a fait beaucoup parler de lui ces derniers temps. La présidente du Conseil, Paule Beaugrand-Champagne, annonce des changements pour l’automne. Une entrevue tirée du site web ProjetJ de l’Observatoire du journalisme.

En entrevue l’an dernier alors qu’elle venait de prendre les rênes du Conseil de presse, Paule Beaugrand-Champagne confiait à ProjetJ que l’un de ses objectifs principaux résidait dans le fait de mieux faire connaître l’institution auprès du grand public. Résultat: on aura rarement autant entendu parler de l’organisme cette année dans les médias… mais pas forcément pour les bonnes raisons. Plusieurs membres ont en effet publiquement critiqué ses décisions et son fonctionnement ces derniers mois. À tel point que la présidente a décidé de revoir en partie les procédures. État des lieux.

Par Hélène Roulot-Ganzmann @roulotganzmann

«On s’est fait connaître cette année parce qu’on avait des problèmes, convient Paule Beaugrand-Champagne. Ça s’est passé surtout autour de l’affaire de Radio-Canada et d’Alain Gravel.»

Blâmé par le Conseil en février pour un reportage diffusé dans l’émission Enquête, l’animateur, soutenu par sa direction, est en effet monté au front pour défendre le professionnalisme de son équipe. Invité fin avril à l’émission Tout le monde en parle à l’occasion de sa nomination comme morning man sur Ici Radio-Canada Première à la rentrée, il est revenu sur sa condamnation, affirmant qu’il y aurait «apparence de conflit d’intérêt dans un contexte très délicat», et montrant clairement du doigt le secrétaire général du Conseil, Guy Amyot.

Fin mars, c’est le journaliste de la Presse, Daniel Renaud, qui démissionnait de son poste au comité d’appel du Conseil de presse, reprochant à l’organisme de chercher parfois «à prendre les journalistes et les médias en défaut, à laver plus blanc que blanc, sans s’arrêter uniquement aux faits». Malgré tout le respect qu’il lui voue, lui aussi se questionne sur l’omniprésence de Guy Amyot.

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