Comptes secrets en Suisse : les actionnaires du Monde et de L’Obs critiquent l'enquête de leurs médias

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

« Délation », « Maccarthisme fiscal », « populisme ». Les termes sont forts, mais ce sont pourtant ceux qu’ont utilisés les co-actionnaires des deux quotidiens français Le Monde et L’Obs pour qualifier la divulgation par leurs médias des noms de citoyens impliqués dans le scandale de fraude fiscale de la banque suisse HSBC. Ce scandale a été dévoilé par plusieurs médias à travers le monde. Au Canada, ce sont les journalistes de l’émission Enquête de Radio-Canada qui en ont étalé le volet canadien. Tiré du site web du quotidien L’Obs.

« Est-ce le rôle d'un journal de jeter en pâture le nom des gens ? C'est du populisme", estime le premier, quand le second parle de "maccarthisme fiscal" ».

Le président du Conseil de surveillance du "Monde" [et de "L'Obs", ndlr], Pierre Bergé, a "réprouvé", mardi 10 février, les méthodes des journalistes du quotidien dans le scandale de fraude fiscale de HSBC Suisse, enquête sur laquelle un autre co-actionnaire du "Monde" [et de "L'Obs", ndlr], Matthieu Pigasse, avait déjà émis des réserves.

"Ce n'est pas pour ça que je leur ai permis d'acquérir leur indépendance. Ce sont des méthodes que je réprouve", a déclaré Pierre Bergé dans une interview sur RTL.

"Je ne veux pas comparer ce qui se passe à des époques passées mais quand même, la délation, c'est la délation. C'est jeter en pâture des noms", a dit l'homme d'affaires.

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