Bye-bye bananebanane_69

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

De plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer la disparition des commentaires du public à la suite des articles publiés en ligne par les médias. En voici une autre, celle du chroniqueur Patrick Lagacé du quotidien La Presse.

Par PATRICK LAGACÉ

Sur son blogue du Journal de Montréal, ma collègue Marie-Claude Ducas pose la délicate question de la pertinence des commentaires des lecteurs sur les sites des médias d’information.

Puis-je oser une réponse, en tant que consommateur de sites d’information et en tant qu’ex-blogueur ?

Voici donc : il n’y a aucune espèce de discussion possible – je parle ici d’une discussion intelligente – sur les blogues d’un média le moindrement achalandé. Cela a déjà été possible, quand les blogues étaient une nouveauté encore exotique. Dans les médias québécois, je pense à 2005-2006.

Trois raisons pour cela :

1. La discussion dans un blogue se déroule devant public. Personne ne dira jamais, devant public : « Ah oui, tu as raison. » Même sur un point de détail.

2. La discussion se déroule devant public, bis. Le « débat » est un prétexte à la performance. Ce qui compte, c’est le mot qui tue, la phrase assassine.

3. L’anonymat garantit une impunité quasi complète à BananeBanane_69 : les règles de politesse – sans parler du respect élémentaire des faits – foutent le camp dans le 2.0.

La suite de cette chronique sur le site web du quotidien La Presse au bout de ce lien.

Pour me joindre :

ombudsman@radio-canada.ca

Twitter : @ombudsmanrc