Attentat contre "Charlie Hebdo" : huit ans de caricatures et de menaces

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tirée du site web du magazine français Le Point

Qui sont les auteurs du terrible attentat commis, mercredi, contre Charlie Hebdo ? Les autorités restent prudentes. Depuis février 2006 cependant et la première affaire des caricatures de Mahomet, Charlie Hebdo a été à plusieurs reprises la cible de menaces et mis sous protection policière. À l'époque, le journal satirique avait reproduit des caricatures du prophète parues initialement dans le journal danois Jyllands-Posten, et qui avaient valu à leur auteur des menaces de mort. Charlie Hebdoles accompagnait d'un dessin de Cabu montrant Mahomet, la tête entre les mains et disant : "C'est dur d'être aimé par des cons..."

Le 31 octobre 2011, deux jours avant la publication de l'hebdomadaire, la presse diffuse la une à venir. Charlie prévoit un numéro spécial "Charia Hebdo, Mahomet rédacteur en chef" après l'arrivée au pouvoir du parti islamiste Ennahda en Tunisie. Dans la nuit du 1er au 2 octobre, les locaux du journal, alors situés dans le 20e arrondissement de Paris, sont incendiés. Charb, directeur de la publication, Riss, directeur de la rédaction, ainsi que le dessinateur Luz, auteur de la caricature de une, sont placés sous protection.

En 2012, l'hebdomadaire "récidive" après une vague de violences provoquées, partout dans le monde, par le film islamophobe L'Innocence des musulmans. Pastichant une scène fameuse du Mépris de Godard, un dessin de Luz, sous le titre "Le film qui embrase le monde musulman", montrait Mahomet dénudé, postérieur en l'air, disant "Et mes fesses ? Tu les aimes mes fesses ?". Le numéro met à nouveau le feu aux poudres.

Il est suivi de plusieurs menaces de mort, sur des sites djihadistes. Un homme habitant à La Rochelle est arrêté après avoir appelé à décapiter les auteurs. Puis un jeune homme, qui avait manifesté son intention de se rendre à Paris dans les locaux du journal pour "égorger tous ceux qu'il allait croiser".Charlie avait, alors, évité l'attentat

La suite de ce dossier du point sur le site web du Point au bout de ce lien.

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