Afrique : Un programme canadien pour la liberté de presse au Soudan du Sud

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré de la lettre hebdomadaire de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

Il ne fait pas bon être journaliste au Soudan du Sud, ce pays qui s’est séparé du Soudan en 2011. Au moins huit journalistes ont été tués cette année, du moins c’est le nombre de ceux qui ont été identifiés.

Le président lui-même, Salva Kiir, a un jour affirmé : « si certains journalistes ne savent pas que ce pays a tué des gens, nous le démontrerons, un jour »; une phrase que plusieurs journalistes ont interprétée comme une menace directe.

Le programme canadien Journalists for Human Rights (JHR), basé à Toronto, forme des journalistes au Soudan du Sud. L’ancien animateur de radio,Grant McDonald, raconte l’année qu’il a passée dans la capitale, Djouba, dans un article du Toronto Star.

Après la mort d’un reporter, Peter Moi, qui avait reçu deux balles dans le dos alors qu’il rentrait chez lui, de nombreux journalistes se sont rassemblés à la morgue. Dans un élan de solidarité pour la liberté de presse, et avec le soutien de JHR, ils ont opté de ne rien diffuser pendant 24 heures, un silence médiatique.

Le président s’est excusé, à la suite de cet épisode, des propos qu’il a émis à l’intention des journalistes. La formation journalistique reste un puissant outil de défense de la liberté de presse, au pays, explique leToronto Star.

Pour plus d’information:

Pour me joindre :

ombudsman@radio-canada.ca

Twitter : @ombudsmanrc