À l’ère numérique, le journalisme a-t-il perdu tout son sens ?

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Des robots dans les salles de nouvelles ? Oui. Remplaceront-ils les journalistes ? Oui, parfois. Est-ce la fin du journalisme ? Non, évidemment. Tiré du magazine web The Conversation qui prétend faire du journalisme basé sur la connaissance en publiant des chercheurs et des universitaires qui travaillent avec des journalistes.

Par Julien Falgas, chercheur associé au Centre de recherche sur les médiations, Université de Lorraine

En dépit des annonces triomphales en provenance de la Silicon Valley depuis quelques années, les robots ne semblent pas prêts de remplacer les humains dans la production de l’information médiatique. C’est en tous cas la certitude exprimée le 14 octobre par des scientifiques qui travaillent sur l’automatisation du traitement de l’image ou du texte, confirmée par l’expérience de professionnels du domaine. Les sociétés informatiques fournissent des outils de travail qui sont des auxiliaires pour les journalistes. Ces ingénieurs estiment qu’une machine ne saurait créer sans disposer au préalable de données sélectionnées, vérifiées et organisées par des humains. Si les machines sont susceptibles de produire des commentaires sportifs ou des dépêches boursières, elles pourraient décharger les professionnels de l’information des tâches les plus ingrates, quitte à priver au passage les plus jeunes de l’accès au métier par ces emplois promis à disparaître.

La presse est au plus mal, comme le rappelle le rapport Charon publié en juin dernier. Les titres de presse sont aux prises de l’injonction à produire pour tous les écrans de notre ère numérique tout en réduisant les coûts face à une situation financière qui les rend dépendants des subventions de l’État et des moyens des grands groupes auxquels ils appartiennent. Les rédactions s’emploient à effectuer leur transition numérique dans la douleur. Leur avenir résiderait dans la mutualisation des moyens et l’accès à l’information au forfait. Les difficultés économiques bien réelles ne sont pourtant pas la seule menace qui pèse sur le journalisme.

La menace de la perte de sens

Au sens noble, le journaliste est libre, indépendant…

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