400 $ d’amende pour avoir vulgairement apostrophé une journaliste

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré de ICI Radio-Canada.ca

Un homme a écopé d'une amende de 402 $ pour avoir vulgairement insulté une journaliste de CBC Calgary dans la mouvance d'un phénomène qui a pris naissance dans les médias sociaux.

Parti d'un canular en ligne aux États-Unis, le phénomène FHRITP a dérangé dans leur travail plusieurs journalistes au pays, en particulier des femmes, au cours des derniers mois. Il s'agit d'un acronyme anglais qui fait référence à un acte sexuel disgracieux.

Meghan Grant travaillait sur le harcèlement fait aux femmes pendant et après les matchs de hockey, lorsque cette insulte lui a été criée à partir d'un véhicule. Le conducteur a ensuite immédiatement quitté les lieux.

L'amende a été distribuée en vertu de la loi provinciale sur la sécurité routière, a indiqué la journaliste. Ce cas a été traité comme une situation de distraction ou d'interférence au volant.

« L'agent chargé de l'enquête a dit que l'homme s'est excusé [auprès du policier] et s'est senti gêné. Il ne m'a pas présenté ses excuses cependant », a écrit Meghan Grant sur Twitter.

Cette mauvaise tendance s'est fait particulièrement connaître ces derniers jours, après qu'une journaliste de CityNews à Toronto eut décidé, dimanche, d'interroger ses tourmenteurs, caméra à l'appui, sur les raisons qui les avaient poussés à prononcer cette phrase honteuse. L'un des hommes apparaissant sur la vidéo où il a défendu cette pratique a ensuite été renvoyé par son employeur.

Des journalistes canadiens ayant été confrontés à cette expérience en ont depuis témoigné publiquement.

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