Vidéo de djihadistes : la SQ presse les médias d'agir avec discernement

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré d’ICI Radio-Canada.ca

La Sûreté du Québec appelle les médias « à faire un examen de conscience » au lendemain de la diffusion d'une vidéo où apparaît un djihadiste canadien proférant des menaces contre le Canada au nom du groupe armé État islamique (EI).

Ces vidéos d'appels au djihad « contribuent au terrorisme » en transformant les porteurs du message en « vedettes », a expliqué Jocelyn Latulippe, directeur général adjoint aux enquêtes et à la sécurité intérieure à la SQ, lors de son passage devant un comité sénatorial à Ottawa.

M. Latulipe a ajouté qu'il faudrait se demander s'il est justifié de publier les enregistrements où l'on propage ouvertement des menaces terroristes contre des civils.

Précisant son propos, M. Latulippe a enchaîné : « on s'est demandé s'il fallait mettre en ligne ou permettre le visionnement des décapitations sur Internet. On en est arrivé à un critère disant que c'était inacceptable de le faire ». « Est-ce qu'on ne devrait pas baisser ce critère-là lorsque quelqu'un menace les citoyens, menace les Québécois ou encourage les gens à poser des actes terroristes? La question se pose », selon Jocelyn Latulippe.

Une arme législative envisagée pour lutter contre les actes isolés

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, qui a déjà réagi hier, a réitéré ce lundi l'intention de son gouvernement « de mettre des mesures législatives de l'avant pour combattre le terrorisme ».

Le ministre Steven Blaney envisage à cette fin de s'inspirer, dans un projet de loi à venir, de certaines dispositions de la loi française permettant aux autorités de procéder à des arrestations préventives grâce à la notion de « délit d'entreprise terroriste individuelle ».

Selon le ministre, le projet de loi offrirait davantage d'outils aux forces de sécurité pour constituer des preuves permettant le dépôt d'accusations.

« Nous avons l'intention, dans le cadre du projet de loi que nous allons mettre de l'avant, de faire en sorte que l'on puisse plus facilement traquer les individus qui souhaitent voyager pour commettre des attentats terroristes, ou qui utilisent les réseaux sociaux et qui justement passent à l'action. »

— Steven Blaney

Le dépôt d'un tel projet de loi antiterroriste ne se fera assurément pas avant plusieurs semaines, car la fin de la session automnale est prévue pour ce vendredi.

« Ce n'est pas vrai qu'on va précipiter une législation aussi importante. On va s'assurer qu'elle soit bien faite, qu'elle couvre tout, et c'est évident qu'on regarde ce qui est fait dans les pays partenaires du Canada comme la France », a affirmé l'attaché de presse de M. Blaney.

Le ministre a par ailleurs rappelé qu'un centre d'évaluation de la menace terroriste réévalue constamment la menace au pays et la relaie au Service canadiens du renseignement de sécurité.

La GRC a également réaffecté des ressources pour avoir un meilleur suivi des individus qui pourraient constituer une menace.

Le passeport de John Maguire avait été révoqué il y a un certain moment, a rappelé Steven Blaney.

Des musulmans canadiens dénoncent les propos de Maguire

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