Un ombudsman de presse turc viré par son journal remporte l’équivalent européen du Pulitzer

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré du site web de l’Organization of News ombudsman. Traduit de l’anglais

Les grands noms du journalisme européen se sont réunis à Londres au siège social de Reuter pour la remise des prix européens de la presse qui visent à « saluer et encourager les plus grandes réalisations en journalisme » à travers les 47 pays de l’Europe.

Il s’agit de la deuxième année d’existence pour ces prix de plus en plus considérés comme les équivalents européens des Prix Pulitzer.

Cette année, les juges ont jugé bon de créer un prix visant à souligner l’excellence générale d’un journaliste et l’accomplissement. Ce prix a été remis à Yavuz Baydar, journaliste turc, chroniqueur et ancien médiateur du quotidien Sabah, en reconnaissance de ses efforts « pour instaurer la confiance dans le journalisme. »

Baydar était co-lauréat, aux côtés des quotidiens anglais The Guardian et allemand Der Spiegel, honorés pour la publication des fichiers Snowden.

Le prix a été remis à Baydar pour souligner une de ses chroniques que son journal a refusé de publier l'été dernier au moment des manifestations populaires du parc Gezi à Istamboul.

Dans cette chronique, Yavuz Baydar a décrié une de Sabah qui rendait attribuait la mobilisation citoyenne en Turquie à l'agitation suscitée par les médias étrangers.

À l'époque, les médias et la télévision turcs se sont retrouvés sur la sellette pour leur réticence à couvrir les manifestations et leur incapacité à s’écarter de l'interprétation gouvernementale des événements.

Le reste du texte de l’ONO au bout de ce lien.

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