Time Inc. redevient un groupe de presse indépendant

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré du site web du quotidien français Le Figaro

Par Pierre-Yves Dugua

À partir de la clôture ce vendredi soir de Wall Street, Time Inc. ne fera plus partie du conglomérat Time Warner. La scission décidée en mars 2013 sera consommée et le groupe de presse, qui détient 23 magazines dont Time, People, Fortune et Sports Illustrated, sera coté en Bourse à travers sa propre action. Concrètement, les actionnaires de Time Warner se sont vu octroyer une action de Time Inc. pour huit actions de Time Warner. Cette opération marque la fin d'une aventure démarrée en 1989 avec la fusion de Time Inc. et Warner Communications.

La séparation du pôle presse de l'ensemble Time Warner illustre les bouleversements qui secouent le monde des médias. Comme la plupart de ses concurrents, Time Inc. assiste au déclin des magazines traditionnels au profit du numérique. De plus en plus d'Américains préfèrent leur smartphone ou leur tablette pour se tenir au courant des informations qui les intéressent. Résultat, le chiffre d'affaires du groupe a baissé de 4% l'an dernier et la même tendance est anticipée pour cette année.

Atouts importants

L'un des grands symboles de la puissance de Time Inc. est, depuis 1959, le gratte ciel «Time & Life» à l'angle de la 50e rue et de la 6e avenue à New York. Mais pour réaliser 50 millions de dollars d'économies par an, alors que les annonceurs publicitaires et les lecteurs boudent ses produits papier traditionnels, le groupe prépare son déménagement l'an prochain dans un immeuble de la pointe sud de Manhattan, où il n'occupera que six étages. Time Inc. dispose cependant d'atouts importants pour prospérer dans sa nouvelle vie qui doit être de plus en plus numérique. Si les temps sont moins prospères, il draine toujours près d'un quart de la publicité de la catégorie «magazine», devant Hearst (Cosmopolitan, Harper's Bazaar…) et Condé Nast (Vogue, Vanity Fair…). Son bénéfice d'exploitation est stable à 330 millions de dollars. Fort de la puissance de ses marques «Time» et «Sports Illustrated» par exemple, il développe de nouveaux services vidéo en ligne.

La suite de cet article sur Lefigaro.fr au bout de ce lien.

Pour me joindre :

ombudsman@radio-canada.ca

Twitter : @ombudsmanrc