Royaume-Uni : Charte Royale sur la régulation des médias: le Financial Times fait cavalier seul

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré de la lettre hebdomadaire de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec

Les médias britanniques sont divisés sur la réponse à donner aux tentatives du gouvernement d'instaurer une régulation des médias fondée sur une Charte royale. Celle-ci, signée en 2013 par la reine d’Angleterre à la suite de la Commission Leveson sur l'éthique des médias, avait reçu l’appui du parlement dans le contexte du scandale des écoutes téléphoniques du journal News of The World. Tous les médias s'opposent à cette Charte royale qui est vue comme une atteinte à la liberté de presse, mais la solution de remplacement n'est pas claire.

Certains grands médias travaillent à mettre sur pied d'ici le 1er juin leur propre version rénovée de la Press Complaints Commission, une forme de Conseil de presse aujourd'hui discréditée. Mais le Financial Times refuse d’adhérer à cette nouvelle instance d'auto régulation connue sous le nom de Independent Press Standards Organisation (IPSO). Le Financial Times annonce plutôt qu'il met en place son propre système interne d’éthique, style ombudsman. Par ailleurs, deux autres groupes de presse importants, The Guardian et The Independant, restent dans l'expectative, n'ayant pas encore décidé ce qu'ils allaient faire.

La Charte royale a fait bondir les organismes internationaux de défense de la liberté de presse comme Index on Censorship et la World Association of Newspapers. De son côté, le Foreign Office a rejeté la demande de l'UNESCO qui offrait à la Grande-Bretagne d'être le pays hôte de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de presse le 3 mai, un refus lourd de sens dans le contexte.

L’article à l’origine de cet texte sur le site web de The Drum Network au bout de ce lien.

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