LIBERTÉ D’EXPRESSION : Qu'est-ce qui constitue une menace sur Facebook? La Cour suprême américaine doit statuer

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré d’ICI Radio-Canada.ca

Lundi, la Cour suprême des États-Unis a entendu les arguments des deux parties dans le dossier d'Anthony Elonis, un résidant de la Pennsylvanie qui a été reconnu coupable d'avoir menacé de mort son ex-épouse.

L'homme avait notamment affiché, sur Facebook, un « poème » particulièrement violent à l'endroit de son ancienne femme. « Il y a une manière de t'aimer, mais des milliers de te tuer », écrivait-il. Il ajoutait ensuite qu'il ne trouverait le sommeil qu'après avoir dépecé son corps.

Si la majorité des messages virulents mis en ligne par M. Elonis s'adressaient à son ex-femme, d'autres visaient une policière du FBI venue l'interroger, les installations d'un parc d'attractions qui l'avait licencié, ou encore des écoles primaires qu'il menaçait de « la fusillade la plus haineuse jamais imaginée ».

La Cour suprême doit donc maintenant déterminer si ces publications de M. Elonis sont protégées par le premier amendement de la Constitution américaine, qui garantit le droit à la liberté d'expression.

Anthony Elonis affirme que ses messages n'avaient qu'une vertu « thérapeutique » après la rupture conjugale. Selon lui, ces publications controversées sur les médias sociaux constituent une forme spontanée et crue d'expression.

M. Elonis dit ne pas avoir eu la moindre « intention » de tuer, au même titre que les chanteurs de rap, qui ont parfois des textes violents.

De son côté, le gouvernement affirme que même s'il n'avait pas l'intention de passer à l'acte, il demeure qu'une personne raisonnable peut se sentir menacée par ses paroles.

Quant à la défense portant sur les textes de chanteurs de rap, l'avocat de l'administration Obama, Michael Dreeben, affirme que dans leur contexte, le but premier de ces rappeurs est clairement le divertissement.

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