Laval : Un jugement fait état de l’influence des autorités municipales sur la couverture journalistique

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré de la lettre hebdomadaire de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec

Le Syndicat de l’information de Transcontinental a gagné un grief au nom du journaliste du Courrier Laval, Stéphane St-Amour, qui contestait la décision de son employeur de le retirer de la couverture des affaires municipales en 2010.

La cause fait état d’alarmantes pressions de la part de l’administration de l'ex-maire Gilles Vaillancourt sur le journal, dont la Ville de Laval était le plus gros annonceur. Lors de son témoignage, le journaliste a rapporté que son éditeur « n’aimait pas que les journalistes critiquent l’administration municipale » et que la Ville aurait tenté de l’intimider à la suite de ses articles portant sur l'augmentation des coûts d'acquisition d'un terrain par la Ville de Laval (affaire Kotler).

La direction du Courrier Laval a, pour sa part, soutenu qu’elle n’avait pas été influencée par la Ville de Laval dans sa couverture journalistique. L’arbitre du Tribunal, Me Nathalie Faucher, a statué que la décision de retirer le journaliste de la couverture municipale constituait une « mesure disciplinaire » et que « les motifs à la base de cette mesure n’ont pas été prouvés ».

Le jugement au bout de ce lien.

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