La femme « bimbo », l’homme « macho » : la vision des sexes à la TV française

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré du site web du quotidien économique français Les Échos

La télévision continue à être largement porteuse de stéréotypes sexistes, particulièrement dans les divertissements de type téléréalité qui présentent souvent l’homme comme macho et la femme comme une bimbo, mais aussi à travers les séries TV, selon des études du CSA.

Dans une première étude portant sur les émissions de divertissement, le Conseil supérieur de l’audiovisuel souligne que celles-ci « sont particulièrement vecteurs de stéréotypes, que ce soit par les profils mis en scène dans ces programmes que par les rapports hommes-femmes qui y sont présentés ».

« Ainsi, les hommes y sont aussi stéréotypés que les femmes: l’homme est macho, la femme est bimbo », poursuit le CSA, qui a étudié dix programmes diffusés entre janvier et mai « portant sur des jeux de séduction, sur l’apparence physique ou qui suivent au quotidien des personnes dans leurs faits et gestes ». Parmi eux, « L’amour est dans le pré » (M6), « Les anges de la téléréalité 6 » (NRJ 12), « Bachelor le gentleman célibataire » (NT1), « Qui veut épouser mon fils » (TF1) ou « Les Marseillais à Rio » (W9).

Dans ces émissions, les femmes sont très largement valorisées au travers de leurs apparences physiques, 85% étant perçues comme séduisantes. Elles sont aussi essentiellement représentées dans la catégorie socioprofessionnelle des employés (23%) ou des personnes sans activité (15%), détaille le CSA.

Par ailleurs, ces programmes montrent largement des stéréotypes comportementaux s’apparentant « soit aux clichés de la femme bimbo, soit à ceux de la partenaire idéale » (groupes de femmes assujetties à la sélection d’un célibataire, femmes oisives dans un univers clos...).

Dans une deuxième étude sur les séries TV réalisée sur la même période, le CSA montre que les femmes y répondent aussi souvent, quoique de façon moins caricaturale, à des « stéréotypes traditionnels ».

L’infériorité de la femme dans le domaine professionnel notamment « perdure globalement dans les fictions », relève le Conseil, qui a étudié 40 séries comme « Braquo » (Canal+), « Plus belle la vie » (France 3), « Un village français » (France 5), « Scènes de ménages » (M6), « Alice Nevers le juge est une femme » (TF1), ou encore « Game of Thrones » (Canal+) ou « Grey’s Anatomy » (TF1).

La suite de cet article de l’Agence France Presse sur le site de Les Échos au bout de ce lien.

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