L'Afghanistan ordonne l'expulsion du correspondant du NY Times

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré du Huffington Post

Les autorités afghanes ont ordonné l'expulsion d'un correspondant du New York Times après la parution d'un article sur la menace de responsables locaux de prendre le pouvoir pour mettre fin à la crise électorale.

Les autorités afghanes avaient interdit à Matthew Rosenberg, correspondant depuis trois ans à Kaboul pour le prestigieux quotidien américain, de quitter le territoire après la publication de cet article sur la présidentielle afghane.

Le New York Times et le département d'Etat américain avaient dénoncé cette décision que les autorités ont en quelque sorte inversée en ordonnant l'expulsion dans les 24 heures du journaliste.

"Cette décision a été prise après que le procureur général eut pris connaissance de l'article sur l'impasse électorale et la suggestion d'un gouvernement intérimaire, sur la base de sources gouvernementales anonymes", a indiqué mercredi le bureau du procureur dans un communiqué.

L'Afghanistan est politiquement paralysé depuis le premier tour de la présidentielle d'avril, suivi par un second tour en juin qui n'a pas permis de départager hors de tout doute les rivaux Abdullah Abdullah et Ashraf Ghani.

MM. Abdullah et Ghani ont signé début août, sous le regard du secrétaire d'Etat américain John Kerry, un accord pour former un gouvernement d'unité nationale quel que soit le vainqueur de la présidentielle.

Les deux rivaux se sont aussi engagés à accepter les résultats du scrutin après l'examen en cours des 8,1 millions de bulletins de vote. Mais cet audit complexe avance à pas de tortue et les risques de désaccord entre les deux rivaux persistent.

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