Iran : la justice demande au pouvoir de filtrer les réseaux sociaux

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré du site web de Radio France International

Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

La justice iranienne a donné un mois au gouvernement pour filtrer les réseaux de communication gratuits. Viber, Tango et WhatsApp sont concernés. Cette demande exigence fait suite à des messages considérés comme insultants contre le fondateur de la République islamique, l'ayatollah Rouhollah Khomeiny.

C'est le numéro deux de la justice en personne qui a écrit au ministre des Télécommunicatons. «Après l'ordre donné par le chef du pouvoir judiciaire, vous avez un mois pour prendre les mesures techniques afin d'interdire et contrôler les réseaux » Viber, Tango et WhatsApp, a écrit Gholamhossein Mohseni-Ejeie.

Il a ajouté que ces dernières semaines, des messages ayant un contenu criminel contraire à la morale islamique et hostile au fondateur de la République islamique l'ayatollah Khomeiny avaient largement circulé sur ces réseaux. Ces messages s'en prennent également aux dirigeants actuels, notamment le guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei.

Les réseaux Facebook, Twitter et You Tube ainsi que des millions de sites à caractère politique ou sexuel sont déjà interdits. Depuis plusieurs mois, un large débat oppose le gouvernement du président Rohani qui prône une plus grande liberté politique et culturelle aux conservateurs qui s'y opposent.

Il y a moins de deux semaines, le président Rohani a répété que la censure de l'Internet était contreproductive. En tout cas, une très large majorité d'Iraniens utilisent des logiciels achetés sur le marché pour contourner la censure et accéder aux sites et réseaux sociaux interdits.

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